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Tissu urbain à Sétif : L’environnement à l’épreuve des carcasses

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le 19.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le paysage urbain est fréquemment agressé
Le paysage urbain est fréquemment agressé

Forts de l’impunité, des propriétaires vont jusqu’à squatter une partie de la chaussée où la circulation routière devient difficile.

Des carcasses de nouvelles et vieilles bâtisses défigurent des quartiers de la capitale des Hauts-Plateaux, où une telle plaie porte un sacré coup au paysage urbain. L’harmonie architecturale et urbaine est, le moins que l’on puisse dire, dénaturée par un désolant décor constitué d’un amas de pierres et de ferraille présentant parfois un danger pour les passants et les usagers de la route. Forts de l’impunité, les propriétaires des lieux vont jusqu’à squatter une partie de la chaussée où la circulation routière devient difficile.

Planté depuis de longs mois, ce lugubre décor portant un grave préjudice à l’environnement de nombreux sites de l’agglomération, n’offusque pas les services de l’urbanisme de la commune de Sétif, qui semblent tolérer les dépassements des uns et des autres. Pour l’illustration, les milliers d’habitués du marché couvert, de l’ancienne Grande Poste, implantés au centre historique de la ville sont quotidiennement agressés par les ruines d’une carcasse occupant de surcroît un angle stratégique.

Le reste d’une façade donne sur le marché couvert, alors que l’autre fait face au collège Allem Mansour, un autre patrimoine en décrépitude. Le hic dans cette navrante histoire, c’est que la démolition de la bâtisse est interrompue depuis un certain temps. Et pour enfoncer le clou, les chargés de la démolition n’ont pas clôturé comme il se doit le site, pas du tout sécurisé.

La partie qui a délivré l’autorisation de démolition a, sans doute, oublié de suivre l’opération. Celle-ci n’est pas un cas isolé. Pour preuve, l’incompréhensible situation de la bâtisse de l’avenue Mostefa Benboulaïd, située en face de l’ex-pharmacie Ferhat Mekki Abbas, de Bab Beskra, où plusieurs personnes ont failli périr, n’a pas bougé d’un iota.

Le silence assourdissant des gestionnaires de la cité qui oublient qu’ils sont responsables de la sécurité des personnes et des biens, n’arrange pas les choses. Jadis site résidentiel de premier plan, la cité des Cheminots n’est pas épargnée par les gravissimes méfaits d’une démolition hors normes.

Située en face du square abandonné à un triste sort, la carcasse fait actuellement office de dépotoir, au grand dam des riverains. Clôturés sommairement, les terrains où étaient bâtis des haras, immeubles et divers commerces et activités artisanales, est l’autre épineux problème d’une ville, où les points pullulent comme des champignons. Les responsables concernés vont-ils mettre le holà pour redorer le blason d’une cité qui chavire ?                  
 

Kamel Beniaiche
 
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