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Sétif : Une scabreuse affaire de licenciement secoue Djezzy

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le 18.12.17 | 12h00 Réagissez

Après 15 ans de bons et loyaux services, une jeune responsable de boutique de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy, à Sétif, est licenciée. Ayant osé refuser un congé de maladie non visé par la Caisse nationale des assurés sociaux (CNAS), Melle Hadia B. est virée.

Le 30 juillet 2017, un employé de la boutique saisit le directeur régional de Sétif pour un changement de poste, délivré par un dermatologue et validé par le service de la médecine de travail de la ville. Le 1er août 2017, l’employé fait l’objet d’une contre-visite à Constantine, où le médecin conventionné émet le même avis. Le lendemain, l’agent décroche l’attestation du changement de poste.

24 heures après, à 13h45 exactement, la responsable de la boutique (Hedia B. s’entend) reçoit par mail un arrêt de travail de 30 jours. Le document concerne bizarrement l’agent qui venait de bénéficier d’un changement de poste. Ce dernier, qui n’avait sollicité aucun médecin, se trouvait, ce jour-là, à son poste de travail. Abasourdi par une filouterie ne disant pas son nom, l’intéressé refuse catégoriquement le vrai-faux «arrêt» établi le 3 août 2017 par le médecin de Constantine.

Le 6 août, l’agent se retrouvant malgré lui dans un tourbillon, est interdit d’accès à son lieu de travail. Sous prétexte qu’il était en arrêt de travail. Pour dénoncer l’abus et la magouille, l’employé fait appel à un huissier de justice qui constate l’infraction. Instruite pour valider l’irrégularité, Melle Hadia B., (chef hiérarchique de l’agent), appose un niet. Ce refus est le début de la disgrâce de la jeune cadre : «Comme le stipule la réglementation, je ne pouvais accepter ce faux congé qui n’était de surcroît pas validé par la CNAS.

Mieux, le 6 août dernier, je reçois deux arrêts de maladie, lesquels ne comportaient pas la même signature. Pour boucler la boucle, je reçois en fin de journée un questionnaire. Pour ce niet, le directeur régional actionne dès lors le harcèlement moral. Dans un premier temps, il essaye de m’affecter à l’agence de Aïn Oulmane, située à 32 km au sud de Sétif.

Pour des raisons de santé, je refuse de rejoindre la nouvelle agence dépourvue de certaines conditions de travail. Le harcèlement donne un coup de massue à ma santé, me contraint à un arrêt de travail de 30 jours. Deux jours après, un médecin de l’entreprise fait le déplacement Alger-Sétif pour le contrôle d’usage.

Le 17 octobre 2017, soit une semaine après ma reprise de travail, je me présente devant le conseil de discipline, qui avait scellé mon sort. Un mois après, on me demande d’aller aux ressources humaines de Constantine, où on me notifie mon licenciement. On délivre un document où la griffe du premier responsable de l’entreprise ne figure pas. Jouant aux petits malins, les magouilleurs bloquent sur-le-champ ma session Windows.

Comme je flairais le coup, j’avais auparavant pris mes devants», souligne, la mort dans l’âme, une jeune femme ayant donné 15 ans de sa vie à une entreprise qui la récompense par un licenciement abusif et injuste. Pour la rétablir dans ses droits, Hedia B., qui n’a pas l’intention de lâcher prise, a sollicité, le 22 novembre dernier, par voie de recours, le président exécutif de Djezzy qui n’a toujours pas réagi…
 

Kamel Beniaiche
 
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