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Sétif : Pas de facteurs, pas de factures !

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le 23.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Correspondances, impôts, factures téléphoniques et internet, quand Algérie Poste manque 
	à ses engagements, c’est le citoyen qui paye.
Correspondances, impôts, factures téléphoniques et...


La distribution du courrier n’est plus le fort de la capitale des Hauts-Plateaux, où des quartiers entiers ne reçoivent plus leur courrier. Causant moult désagréments aux citoyens et à bon nombre de professionnels, le problème ne date pas d’hier. Pointée du doigt à maintes reprises, Algérie Poste ne semble pas offusquée par les plaintes contre le phénomène des factures qui n’arrivent pas à destination. «Le facteur qui est parti en retraite n’est pas remplacé. Avec un effectif aussi réduit, il est quasiment impossible de couvrir une aussi grande agglomération. La création de nouvelles cités complique les choses.

Usé par des kilomètres à pied, le reste de l’effectif qui n’a jamais bénéficié des motocycles promis est à bout de force. Le renouvellement de l’habillement n’est pas régulier. En plus des problèmes précités, les conditions de travail dans certaines agences postales sont plus que lamentables. Ces contraintes influent négativement sur le rendement des personnels et l’image de marque de la Poste», révèle sous le sceau de l’anonymat un postier.
L’absence du facteur, qui fut à un certain moment l’ami et le confident d’une frange de la population, notamment les personnes âgées, est quotidiennement ressentie par des foyers auxquels on a coupé le téléphone, des retraités n’ayant pas vu la couleur de leurs mandats et des professionnels ne pouvant répondre au moment opportun à des correspondances officielles (impôts, assurances, inspection de travail et autres).

«Sans se soucier des désagréments causés à leurs abonnés, les services d’Algérie Télécom, censés nous envoyer la redevance téléphonique, coupent le plus normalement du monde la ligne. Payée à l’avance rubis sur l’ongle, la ligne internet n’échappe pas, elle aussi, au ciseau. Quand on se présente aux guichets pour les réclamations d’usage, on n’a droit à aucune excuse», peste un abonné payant cash, une fois de plus, la «démission» du facteur. «Si vous ne recevez pas vos redevances, ce n’est pas de la faute d’Algérie Télécom versant à Algérie Poste 180 dinars pour chaque facture distribuée. La défaillance est ailleurs», réplique un agent de l’agence commerciale d’Algérie Télécom (Actel), située en face du lycée Kerouani. Autre victime d’une dommageable coupure, un commerçant va plus loin : «Si on n’est pas en mesure de distribuer un courrier, on doit céder ce créneau au privé. Faute de mandats, des vieux ayant trimé des années durant à l’étranger restent sans le sou. Pour réclamer leur solde, ils sont obligés de se présenter à l’improviste devant les guichets de la poste. A cause de ce problème qui me tape sur le système nerveux, j’ai failli avoir des problèmes sérieux avec l’administration fiscale.» En  règle vis-à-vis de l’opérateur de téléphonie fixe, l’abonné qui est en droit de réclamer de bonnes prestations, attend une réaction d’Algérie Télécom et d’Algérie Poste devant accorder leurs violons. 

Kamel Beniaiche
 
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