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Sétif : Le parc aquatique transformé en lieu de débauche

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le 20.12.17 | 12h00 Réagissez

Alors que le taux d’avancement des travaux a atteint 70 %, le chantier a été abandonné par le promoteur.

Erigé en lieu et place du bidonville qui meublait le décor de la cité Laïd Dahoui, un quartier au cœur de Sétif, le parc aquatique qui a «consommé» des milliards du contribuable, n’est pas achevé, sept ans après son lancement. Pour moult raisons, l’entreprise chargée de l’exécution de l’opération et le bureau d’études désigné pour le suivi, ont remis le tablier. Abandonné à son triste sort, le site, où le taux d’avancement des travaux dépasserait les 70 %, est, en l’absence d’équipes de gardiennage, squatté de jour comme de nuit, au grand dam des riverains, qui ne savent plus à quel saint se vouer.

D’après les réclamants qui se sont rapprochés de notre bureau, le jour l’endroit est le théâtre des rencontres galantes. A la tombée de la nuit, il se transforme en bar à ciel ouvert, où les rixes et bagarres mettent à mal la quiétude des habitants de la cité. En dépit des réclamations adressées à la municipalité et des cris de détresse lancés, la situation n’a pas changé d’un iota. Devant le silence radio des gestionnaires de l’agglomération, les citoyens sont contraints d’exposer leur calvaire devant l’opinion publique.

«En plus des incivilités de certains riverains faisant de l’endroit un dépotoir, le chantier, qui est à l’arrêt depuis de longs mois, devient au vu et au su de tout le monde un cabaret. Les vulgarités et les comportements indécents des squatteurs ont dépassé toutes les limites. La situation est intenable. Alertés à plusieurs reprises, les responsables de la mairie, qui ont pourtant injecté des milliards dans un projet qui devait redorer le blason de la cité, n’ont pas réagi. Livré aux vents et à la loi des nouveaux quidams, ce bien public n’est même pas protégé.

Devant en principe prendre en charge l’actif et le passif des leurs prédécesseurs, les nouveaux élus qui se sont partagé des “postes” ne bougent pas eux non plus», fulminent des habitants qui se sont adressés à El Watan. A noter que cette cité est baptisée au nom d’un preux, Laïd Dahoui, un des plus grands martyrs des Hauts-Plateaux sétifiens.                           

Kamel Beniaiche
 
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