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Lycée Mohamed Kerouani, otage de bureaucrates

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le 24.05.17 | 12h00 Réagissez

Lancée depuis 2007, la restauration du lycée Mohamed Kerouani (Ex-Eugene Albertini) de Sétif, fait du surplace, dix ans après.

Paradoxalement, le nerf de la guerre ne fait pas défaut à l’opération pour laquelle les pouvoirs publics avaient dégagé  une enveloppe de 460 millions de dinars. Forts d’une impunité, les gestionnaires du dossier sont à l’origine des retards enregistrés. Ne connaissant pas l’histoire de cet incubateur du nationalisme, les chargés de mission n’ont pas fait l’effort demandé pour réaliser l’opération. «Bien que le marché ait été approuvé, les travaux relatifs aux façades de l’établissement n’ont toujours pas commencé.

L’entreprise attend le fameux ODS (ordre de service, ndlr) depuis de longues années. Malgré nos innombrables démarches, on n’arrive toujours pas à connaître les véritables raisons de ce blocage qui saborde l’opération parrainée par Son Excellence le président de la République, ayant par ailleurs instruit le ministère de l’Education nationale pour rénover 68 autres lycées datant de l’époque coloniale», dira, non sans colère, le président de l’Association des anciens élèves du lycée Toufik Gasmi, qui ne décolère pas. «Je m’explique mal la position des élus ne faisant rien pour venir au secours de ce temple du savoir et du nationalisme. Malgré les embûches, nous continuerons à lutter pour le bien de notre établissement, qui deviendra dans un avenir proche le premier établissement scolaire du pays à fonctionner à l’énergie solaire.  Pour mettre un terme à cet écheveau, nous demandons  l’intervention du wali de Sétif et des pouvoirs publics», précise  notre interlocuteur. 

Oubliant que de belles et grandes pages de l’histoire de la résistance du peuple algérien ont été écrites à l’intérieur de ce monument, les responsables de la direction de l’éducation et des équipements publics tentent par des alibis ne tenant pas la route de se dédouaner. Pour la direction de l’éducation de Sétif maître de l’ouvrage, c’est la DEP (Direction des équipements publics) qui n’a pas, nous dit-on,  répondu aux nombreuses correspondances, qui est le principal responsable du blocage. Contacté par nos soins, le premier responsable de la DEP pose  dans un premier temps le problème de la  qualification de l’entreprise désignée puis de l’engagement du marché qui va sans doute traîner au niveau du contrôleur financier où «somnolent» des tonnes de dossiers. Interpellés, les pouvoirs publics vont-ils mettre le holà pour délivrer le lycée des mains de certains bureaucrates, qui oublient que le temps est à la fois une épée et de l’argent ? …

Kamel Beniaiche
 
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