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La municipalité à l’heure des «affaires»

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le 19.09.17 | 12h00 Réagissez

A l’approche de la fin du mandat de l’Assemblée communale, n’ayant pas fait mieux que la précédente, certains dossiers, et pas des moindres, préoccupent désormais l’opinion publique. Selon certains initiés, ces affaires ont un lien plus ou moins direct avec les prochaines élections, lesquelles font  tourner la tête de bon nombre de postulants. Pour pouvoir occuper une place sur un petit strapontin, certains vont jusqu’à négocier sur le dos des biens de la collectivité.  Ainsi, un citoyen militant, qui a échoué à maintes reprises à mettre la main sur le «droit» de «clôturer» une parcelle mitoyenne avec sa villa, aurait bénéficié en catimini de la fameuse autorisation. Le sésame est, nous dit-on, paraphé par un élu de la même «famille politique». N’étant pas un cas isolé, l’affaire a été,  nous dit-on, portée à la connaissance du wali, Nacer Maskri. D’après certaines indiscrétions, le chef de l’exécutif aurait catégoriquement refusé ce «marché». Une procédure d’annulation de l’opération est déclenchée. Mise en veilleuse cinq ans durant, l’affaire de la promotion immobilière de la cité Tlydjen (ex-Bon Marché) bloquée pour des dessous inavoués, refait elle aussi surface. L’on parle du dégel du permis de construire (n°382 du 17-05-2011). D’autant que le promoteur est en conformité avec la réglementation, a-t-on appris.

En revenant sur ce sujet, il y a lieu de rappeler qu’en 2012, la presse, qui a beaucoup parlé à l’époque du dossier en question a été, le moins qu’on puisse dire, induite en erreur. Pour profiter des «signatures» de dernière minute, un autre citoyen aurait demandé l’autorisation d’installer un ascenseur en lieu et place d’un trottoir. Selon nos contacts, le P/APC aurait dit non diplomatiquement. La révision du POS (Plan d’occupation du sol) de la cité Abacha, qui n’a pas été demandée par des citoyens, ou à cause de la vétusté du tissu urbain ou suite à un phénomène naturel, pour la réalisation d’un projet d’intérêt national ou à la demande du ministre concerné (de l’Habitat s’entend), ne laisse pas indifférents certains initiés furieux. Ces derniers pointent du doigt la manière de faire de certains responsables de la municipalité ayant tout fait, disent-ils, pour passer le permis de construire du R+8 devant «orner» un angle du Faubourg de l’Industrie plus connu sous l’appellation de Village nigro. «La tutelle, c’est-à-dire la wilaya, va-t-elle cautionner de telles pratiques», s’interrogent nos interlocuteurs, tenant par ailleurs à mettre le doigt sur le triste sort des centaines de milliards de la collectivité somnolant au niveau du contrôleur financier. Mise au parfum, l’autorité est appelée à réagir et préserver le domaine public convoité par de nombreux prédateurs non rassasiés.  
 

Kamel Beniaiche
 
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