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L’IGF hôte de l’OPGI et de la CNL

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le 28.05.17 | 12h00 Réagissez

L’histoire du faux et usage de faux ayant ébranlé l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de Sétif (voir El Watan du 1er juillet 2015 n° 7523) refait surface deux ans après.

Ainsi, une équipe de l’Inspection générale des finances (IGF) s’est, nous dit-on, déplacée la semaine dernière à Sétif pour éplucher les documents de cette gravissime affaire. Laquelle a grevé les caisses du Trésor public de plus de 15 millions de dinars. Selon certaines indiscrétions, les deux missionnaires de l’IGF ont commencé leur inspection à l’OPGI puis à la CNL (Caisse nationale du logement), où ils ont, nous dit-on, obtenu les vrais et faux documents (falsifiés). Ils ont en outre mis la main sur les fameux ordres de virement, à l’origine du déclenchement de cette scabreuse affaire. Pour rappel, l’affaire tourne autour des attachements et situations des travaux de réalisation de 100 logements à Aïn Arnat (chef-lieu de daïra situé à 7 km à l’ouest de Aïn Fouara) inscrits au titre de la résorption de l’habitat précaire. Au lieu d’appliquer les articles 28 et 37 du marché stipulant qu’une pénalité de retard de 10% (20 millions DA) doit être appliquée, l’Office verse à l’entrepreneur, ayant cumulé un retard de 12 mois, plus de 15 millions de dinars en deux tranches.

De l’ordre de 6 526 511,95 DA le premier versement est signé le 29 juin 2014. Le second d’une valeur de 9 961 778,27 DA est «libéré» par la CNL le 3 décembre 2014(El Watan détient des copies des ordres de virement).
Pour «maquiller» une telle opération, les mains invisibles doivent «retoucher» la date des situations déposées par le bureau d’études. Ainsi, la situation des travaux n°10 du 26 février 2014 est par «magie» remplacée par une autre. Identique, cette dernière est antidatée au 26 juin 2013. Pour rappel, le 4 août 2013, l’Office «invite» les différents intervenants à procéder à la réception provisoire du projet le 12 août 2013. Pour non-achèvement des travaux, l’opération est reportée.

Une deuxième réception est programmée pour le 6 janvier 2014. La commission se déplace sur les lieux, où beaucoup de réserves et anomalies sont constatées. Le représentant du maître de l’ouvrage, à savoir l’OPGI, était présent. Pour des motifs objectifs, la réception est une fois de plus décalée. La troisième réception, programmée pour le 5 février 2014, s’avère infructueuse (des documents font foi). Mieux encore, l’entrepreneur, qui a été régularisé pour des «travaux réceptionnés virtuellement le 26 juin 2013», a sollicité le 18 février 2014 l’Office pour une énième réception provisoire. Celle-ci aura bel et bien lieu, huit jours après. C’est-à-dire le 26 février 2014 et non le 26 juin 2013, comme mentionné dans la «copie» de la situation des travaux n°10 «retouchée». Bref, le passage de l’IGF risque de faire mal à de nombreuses têtes, longtemps ménagées par les complaisantes inspections à la charge de collègues de la tutelle.
 

Kamel Beniaiche
 
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