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Gsar Thir, victime de l’amnésie…

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le 22.10.17 | 12h00 Réagissez

Implanté à 30 km au sud de la capitale des Hauts-Plateaux, Gsar Thir (actuellement Ksar Elbtal), un camp militaire d’internement où ont été emprisonnés, humiliés, brimés et torturés des milliers de moudjahidine capturés les armes à la main et massacrés.

Les responsables payés pour la protection et la sauvegarde de ce «témoin» de l’histoire tournent le dos. Ce haut lieu de la résistance de braves combattants de Béjaïa, Akbou, Tizi Ouzou, Alger, Khenchela, Batna, Bouira, M’sila, Sétif, Bordj Bou Arréridj, Biskra, Kherrata, Skikda, Oum El Bouaghi et de la Fédération de France tombe en ruine. Réhabilitée à coups de milliards au temps de l’ex- wali, Nouredine Bedoui (actuel ministre de l’intérieur et des collectivités locales), la structure qui a été dans un passé pas lointain la destination de milliers de visiteurs désireux d’avoir un petit aperçu sur les souffrances endurées par des hommes ayant fait le serment de vaincre ou de mourir, fait actuellement l’objet d’un délaissement et d’une «démolition» délibérés.

Pour preuve, ce monument pour lequel des hommes se sont sacrifiés est dépourvu d’eau et de téléphone. Pis encore, il ne fonctionne qu’avec un détaché de la direction des moudjahidine et une jeune fille dont le contrat expire le mois prochain. Titulaire d’une licence en histoire, la jeune fille qui ne perçoit mensuellement que 9000 DA, n’est pas certaine de rester dans ces lieux, où les caves, les cellules, les cachots où ont été massacrés des preux sont dans un état lamentable.

Délaissés depuis longtemps, les espaces verts vous donnent la nausée. Faute d’entretien et de préservation, les documents et photos de moudjahidine et chouhada tombent en décrépitude, tout comme un mur de la salle de conférences complètement fissuré. Au grand dam d’anciens détenus rencontrés sur les lieux : «On ne s’est pas battus pour que des gens sans foi ni loi viennent souiller ce lieu de mémoire. Il est à fois inadmissible et scandaleux que Gsar Thir, où des milliers d’Algériens de différents coins du pays et de France sont morts, tombe dans une situation aussi dégradante. Trouvez-vous normal qu’un lieu pareil soit totalement délaissé ? On profite de l’opportunité pour lancer un véritable SOS au wali de Sétif et au ministre des Moudjahidine afin qu’ils viennent au secours d’un tel monument». Pour rappel, ce camp était dans un premier temps placé sous la tutelle de l’APC. Il a été par la suite cédé au ministère des Moudjahidine qui n’ont rien fait pour le protéger… 

Kamel Beniaiche
 
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