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Plans d’occupation du sol 35 et 36 à Sétif

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le 28.05.17 | 12h00 Réagissez

De nombreux dossiers importants sont en souffrance au niveau de la municipalité du chef-lieu de la wilaya, où le citoyen est la première victime d’une inertie ne disant pas son nom.

Traînant depuis plus de dix ans les histoires des POS 35 et 36 (PlanS d’occupation du sol) de Gaoua, une cité planquée dans la périphérie nord-est de la ville de Sétif, en sont les exemples parfaits de la léthargie. Celle-ci s’est transformée au fil des ans en culture à Aïn Fouara, où le bien-être, le cadre de vie et les affaires du citoyen sont relégués au dernier plan.
Ayant sollicité différents responsables et frappé à maintes reprises aux portes des différents walis, qui se sont succédé à la tête de la wilaya, les citoyens à la quête d’un permis de lotir pour réaliser des milliers de logements collectifs, des lotissements et autres équipements publics, ne voient toujours pas le bout du tunnel. Saisissant clairement le message du manège qui n’en finit plus, des citoyens, à bout psychologiquement, se sont approchés de notre bureau.

Ils n’y vont pas par quatre chemins : «L’histoire des réserves émises depuis la nuit des temps par l’Urbas est un refrain érodé, d’autant plus que pour un oui ou un non, ces plans ont été changés à plusieurs reprises. Une telle pratique est appliquée pour satisfaire une partie influente aux dépens d’une autre. Faisant dans les deux poids, deux mesures, la municipalité, qui a dans un passé pas lointain délivré un permis de lotir, n’a pas jugé utile d’étendre l’opération. Avec cette manière de faire, elle pénalise non seulement des centaines, pour ne pas des milliers, de familles à bénéficier d’un toit, mais bloque bon nombre d’équipements publics devant générer des centaines de postes de travail.

Pour mettre un terme à une affaire sentant le roussi, on sollicite l’intervention du wali et l’ouverture d’une enquête. Cette dernière va délimiter les responsabilités et mettre, le cas échéant, la lumière sur les innombrables non-dits, entourant les POS 35 et 36, faisant, qu’on le veuille ou non, l’objet d’un marchandage inavoué. Trouvez-vous normal qu’un tel dossier demeure en suspens tout ce temps-là ? Censés traiter avec célérité les affaires de leurs électeurs, les élus, qui ont bien abusé de nos voix, sont les principaux responsables du blocage et du marasme dans lequel patauge la ville où rien ne va.»
Contacté mercredi dernier pour éclairer nos lanternes, le chef de la daïra de Sétif, qui a pourtant promis de nous répondre, n’a malheureusement pas jugé utile de donner suite à nos sollicitations.  

Kamel Beniaiche
 
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