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Des «inaugurations» en veilleuse…

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le 07.10.17 | 12h00 Réagissez

Le 30 avril dernier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal se rend à Sétif pour les besoins des élections législatives. Il en profite pour inspecter des chantiers et inaugurer des projets qui ont coûté cher au Trésor public.

En plus de l’inauguration  de la deuxième ligne de production de la cimenterie de Aïn El-Kebira et du complexe sportif de Aïn Arnat, de 6000 et  2000 places pédagogiques, respectivement au niveau de l’université Sétif II (Dr Lamine Debaghine) et à l’Ecole nationale supérieure (ENS) d’El-Eulma, l’ex-chef de l’Exécutif a inspecté le gigantesque projet de la centrale électrique d’El Mahdia, inachevé jusqu’a maintenant. Abdelmalek Sellal a été par la suite  invité  à couper le ruban du centre culturel islamique du chef-lieu et le nouveau marché de gros des fruits et légumes, implanté à 2 km à la sortie sud de la capitale des Hauts-Plateaux. Si les premiers projets sont fonctionnels, ce n’est malheureusement pas le cas pour le marché de gros et le centre culturel, dont une partie de la belle façade a été endommagée par les travaux du tramway. Lancé en 2007, au temps de l’ex-wali Nouredine Bedoui, actuel ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, l’établissement, d’une capacité de plus de 900  places,  est inexplicablement  fermé.

Payés par l’argent du contribuable, les  installations et les équipements de ce joyau moisissent. A défaut d’arguments, le directeur des affaires religieuses de wilaya, n’étant autre que le  maître d’ouvrage s’en lave les mains : «L’établissement est une annexe du Centre culturel d’Alger. Franchement, ce problème me dépasse.» Au fait de cette lamentable situation qui s’éternise, le ministère de tutelle ne fait apparemment aucun effort pour trouver une issue à ce problème, accentuant le «mal» de la  structure, exposée à tous les vents. S’étendant sur une surface de 30 hectares, le marché de gros disposant de 242 carreaux commerciaux et d’autres structures non moins importantes (banque, compagnie d’assurance, bureau de poste, pharmacie, restaurants, cafétérias, boutiques multiservices) est en rade lui aussi. Le sempiternel refrain des «procédures» retarde la mise en exploitation d’un marché devant créer de nouveaux postes d’emploi et générer une importante plus-value pour la collectivité : «Il est vrai que le marché a été inauguré officiellement en avril dernier. Avant de lancer l’activité, on devait régler certains points, dont la procédure d’adjudication de 50  carreaux, sachant que les 192 autres ont été  attribués aux mandataires du Souk El Fadjr de Sétif. Comme  tous les problèmes sont presque aplanis, la mise en service du marché interviendra avant la fin du mois de novembre de l’année en cours», souligne Abdelaziz Khettabi, le directeur général de l’EPE-Magros-SPA…

Kamel Beniaiche
 
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