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Secteur de l’habitat à Sétif

Des centaines de logements locatifs en souffrance

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le 20.01.18 | 12h00 Réagissez

Inscrits dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014, pas moins de 230 logements locatifs publics (LPL) sont en jachère à Béni Ourtilane, chef-lieu de daïra situé à 80 km au nord de Sétif, au grand regret des bénéficiaires.

Ces derniers sont otages de la manière de faire des chargés d’un dossier pour lequel des milliards de dinars ont été injectés. Implantés à Aïn Lagradj, la commune la plus peuplée de la daïra de Beni Ourtilane, 90 logements sont en souffrance depuis 2014. A cause de plusieurs problèmes (choix du terrain remis en cause à  maintes reprises, ainsi que la récurrente question des avenants non engagés), le taux d’avancement des travaux n’a pas dépassé les 2 %. Pour un problème de payement de situations en souffrance par le maître de l’ouvrage, en l’occurrence l’OPGI de Sétif, le chantier des 140 logements de Beni Ourtilane est à l’arrêt.

Cette situation perdure depuis de longs mois. Contrairement aux 90 unités de Aïn Lagradj, les 140 appartements de Beni Ourtilane, à la charge de la même entreprise, sont presque achevés. Sachant que le taux d’avancement des travaux est de 80 %. Devant la «fuite en avant», une politique prônée par le maître de l’ouvrage, l’épilogue de ce triste feuilleton devra attendre encore. Pour des motifs presque identiques, 50 logements du même type sont à l’arrêt à Bouandas, où la demande en logements sociaux est des plus importantes. Les difficultés et tracas des chantiers précités ne sont pas des cas isolés, sachant que des quotas de logements sociaux sont en souffrance à Guenzet et Ouled Adouane. N’ayant pas été payées depuis belle lurette, sept entreprises en charge de 600 logements sociaux à Aïn Kebira ont tout bonnement brandi le drapeau blanc. «Nous n’avons pas le budget de Bouygues pour faire face à des charges de plus en plus importantes. A cause de la loi de l’OPGI, qui refuse d’engager des avenants, de régler les situations et d’appliquer l’instruction du Premier ministre, nous donnant le droit à la prolongation des délais de réalisation, nos finances sont au rouge. Le maître de l’ouvrage, qui a toujours raison, ne répond jamais à nos correspondances et doléances.

Franchement, la situation est à la fois critique et alarmante pour bon nombre d’entreprises au bord de la faillite. Nous interpellons les pouvoirs représentés par le wali pour qu’ils mettent un terme à un despotisme ne disant pas son nom. Le gagne-pain de centaines de familles et l’outil de travail de nombreuses entreprises sont plus que jamais menacés. Pour recouvrer leurs droits, des entreprises ont été obligées de recourir à la justice», révèlent, non sans colère, des entrepreneurs, qui se sont rapprochés de notre bureau.        

Kamel Beniaiche
 
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