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Commune de Sétif : La guerre des postes sera plus dure

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le 10.12.17 | 12h00 Réagissez

Comme annoncé dans une précédente édition, la mission du nouveau maire de la capitale des Hauts Plateaux s’annonce ardue. Le nouveau premier magistrat de la cité trouve moult difficultés pour constituer son équipe.

Tenant plus que tout à s’«offrir» un poste rémunéré, les élus des différentes formations font le forcing, pour figurer dans la liste des 25 postes budgétisés des 43 sièges de la commune de Sétif. Un nouvel élu ne s’en cache pas : «Je viens à la commune pour me faire un nom et arrondir mes fins de mois.

Avec un salaire mensuel de 60 000 à 70 000 DA, je vais pouvoir améliorer le quotidien de ma petite famille. Point barre. Je ne suis pas seul à penser de la sorte. Même s’ils ne le disent pas ouvertement, les autres élus ne sont motivés que par ces dividendes. Pour étayer mes propos, des chômeurs ont fait de la politique un métier leur procurant fiche de paie et bon nombre d’avantages et de privilèges.

Ce ne sont pas les exemples qui manquent à Sétif,  où cette pratique est monnaie courante». La déclaration de notre interlocuteur a le mérite de briser un tabou. Elle montre clairement les intentions d’une catégorie de ces élus rémunérés sans qu’ils  fournissent d’efforts. Pour preuve, le premier magistrat, les six vice-présidents, les six présidents de commissions et les 12 délégués de la ville de Sétif perçoivent annuellement au minimum 30 millions de dinars.

En cinq ans, la collectivité verse à des élus ne prenant même pas la peine de rendre compte ou d’établir un semblant de bilan, la bagatelle de 150 millions de dinars (soit 15 milliards de centimes). Excusez du peu. Pour gagner au moins 60 000 DA/mois, on se bagarre pour décrocher un poste de délégué du secteur urbain, un poste de sinécure.

Pour la constitution d’une majorité avec plus de 25 sièges, les tractations de coulisses vont bon train entre différentes formations. Celles-ci font du forcing pour figurer dans l’exécutif communal composé de six vice-présidents. Lesquels auront droit à un véhicule de service et à un salaire minimum de 90 000 dinars.

 

Kamel Beniaiche
 
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