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Cité Tabriht à El Milia (Jijel)

Un no man’s land misérable

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le 01.03.18 | 12h00 Réagissez

 
	 Des centaines de familles, sans eau et sans gaz, continuent de vivre dans une détresse sans issue.
 Des centaines de familles, sans eau et sans gaz, continuent de...

à peine inaugurée au début des années 2000, la cité Tabriht, située à la périphérie ouest de la ville d’El Milia, n’a pas tardé à faire parler d’elle.

Des fissures apparues sur les façades des blocs d’habitations ont rapidement plongé dans l’inquiétude et l’appréhension les locataires de ce no man’s land à l’allure d’une misérable cité-dortoir. En plein hiver, le manque d’eau est au centre de toutes les préoccupations.

Scandalisés par cette situation qui perdure, les habitants sont livrés à leur propre détresse. «Il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de gaz, l’éclairage public est défaillant, les ordures et l’insalubrité ont envahi les lieux, les routes à l’intérieur du quartier sont impraticables et l’insécurité a encore aggravé cette situation de détresse», s’élèvent des habitants, visiblement dépassés par un état des lieux des plus précaires.

Les services de la commune d’El Milia semblent à leur tour incapables de remédier à cette situation, quand un élu, membre de l’exécutif communal, est venu se plaindre au maire sur la détresse des habitants qui n’ont plus d’eau depuis une année. Face à cette situation, on tente de trouver une solution au problème sans trop peser sur le cours des événements, qui semblent dépasser toutes les bonnes volontés pour venir en aide à la population.

«Que peut-on faire du moment que l’affaire de cette cité a été largement médiatisée et portée à la connaissance même des autorités centrales du pays, lorsque des commissions techniques ont été dépêchées sur les lieux pour tenter de trouver une solution aux fissures apparues sur les blocs ?», s’indignent avec amertume des habitants.

La cité de Tabriht, plus connue sous le nom de Tarzous, a fait les choux gras de la presse quand de nombreux reportages ont été réalisés sur la misère quotidienne des habitants face au risque d’effondrement de leurs blocs d’habitation. Pour parer à l’urgence, plus d’une centaine de familles ont été relogées dans d’autres bâtiments, pendant que des centaines d’autres continuent de vivre dans une détresse sans issue.

Même le projet de gaz a été suspendu par crainte des risques éventuels que peuvent engendrer les fissures des blocs, poussant les habitants à aller chercher, en plus de l’eau, le gaz butane pour le besoin de se chauffer et se nourrir.

Bref, l’aspect misérable de cette cité est sur toutes les langues. Certains de ses habitants l’ont quittée pour aller se réfugier dans des maisons qu’ils ont louées pour échapper à cette misère. Quant au reste de ses occupants, ils continuent de vivoter dans leur misérable détresse.  

Zouikri Amor
 
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