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Hôpital de Ferdjioua

Un cas scandaleux de non-assistance à parturiente en danger

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le 23.05.17 | 12h00 Réagissez

La complaisance et le manque du sens de la responsabilité atteignent parfois des pics scandaleux, et ce n’est pas nouveau ! Mais quand ils se manifestent en milieu hospitalier ou dans la corporation médicale, cela s’appelle de la «non-assistance à personne en danger».

Les faits suivants relatent la mésaventure vécue, mardi dernier, au soir, par une jeune parturiente en terme d’accouchement à l’hôpital des 240 lits de Ferdjioua. Elle n’a pas trouvé, dans toute la wilaya de Mila, un seul praticien pour l’assister dans son accouchement. En voici le récit depuis son arrivée à l’EPH en question, jusqu’à son accouchement, à mille lieues de là, dans une clinique privée à El Eulma, dans la wilaya de Sétif. Prise de douleurs spasmodiques, la patiente fut admise à 18h 30  au service de maternité dudit  hôpital.

A la première consultation par le médecin de garde, une lettre d’orientation vers le CHU de Constantine lui fut remise, car les deux gynécologues de l’établissement étaient rentrés chez eux à la fin de leur vacation du jour et qu’il n’y avait, à ce moment, personne pour la prendre en charge sur place.

Récupérée par sa famille, la parturiente fut, un petit moment plus tard, reconduite au même hôpital, à cause de l’intensification de ses douleurs, qui ne trompaient pas quant à l’imminence de l’heure d’accouchement. Constatant la dégradation de l’état de la femme et sa souffrance qui allait crescendo, le directeur de l’hôpital et le médecin de garde tentèrent quelque chose, en essayant de joindre les deux spécialistes de l’établissement.

Mais ceux-ci étaient  «injoignables». Tour à tour, ils appelèrent aussitôt un gynécologue privé dans la ville, puis les deux points de garde des hôpitaux de Mila et de Chelghoum Laïd, sans réussir pour autant à obtenir l’assistance souhaitée. Le spécialiste libéral, que la direction de l’hôpital appelle à la rescousse chaque fois que nécessaire, s’est dit «indisponible» ce jour-là.

Quant aux deux points de garde des hôpitaux de la région, ils ne décrochaient même pas ! Scandale ! La vie de la femme et de son fœtus étaient sérieusement en jeu, elle ne dépendait plus, en effet, que d’une poignée de minutes. Ne sachant où se donner de la tête, la famille décida de courir le risque et d’évacuer la malade, nuitamment et  par ses propres moyens de surcroît, vers une clinique privée à El Eulma, dans la wilaya de Sétif, où elle enfanta dès son admission.                                   

K. B.
 
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