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Tourisme À Jijel : À l’ère des plages-dortoirs

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le 15.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Des tentes éparses que les lève-tôt peuvent voir sur les plages
Des tentes éparses que les lève-tôt peuvent voir sur...

Le rush estival  que connaît ce littoral a, cette fois, été accentué par un nouveau phénomène qui a pris une proportion importante cette année.

Le doute n’a plus de place. Jijel est une destination très prisée des estivants de l’intérieur du pays. En dépit du manque de structures d’accueil et de commodités, les visiteurs de la wilaya continuent de préférer une région caractérisée par ses sites féeriques et ses plages accessibles. Pas un coin de la côte n’est laissé. Ce rush estival a, cette fois, été accentué par un nouveau phénomène qui a pris une proportion importante cette année : les plages-dortoirs.

Une virée à l’aurore à certaines plages, esplanade ou bord de route aménagé, vous fait découvrir une image désolante de centaines, voire de milliers, d’estivants dormant à la belle étoile, soit sous une tente, sous un simple drap, à l’arrière d’une camionnette ou d’un fourgon. Ces espaces publics deviennent des dortoirs la nuit, des cuisines et même des lieux d’aisance. Les plus nantis sont bien sûr mieux lotis, principalement chez les propriétaires privés.

Cette année aussi, les nouvelles constructions et les nouvelles cités de logements collectifs, ou encore les villages se trouvant à une dizaine de kilomètres de la mer sont largement privilégiées par rapport aux anciens immeubles HLM des cités se trouvant notamment dans la nouvelle ville de Jijel. Au chef-lieu de wilaya, Jijel, la partie nord de la ville, notamment du côté de Rabta, semble désormais privilégiée. La multitude de commerces et de restaurants qui ont désormais pignon sur rue dans cette région a facilité la vie de ces vacanciers. Mais le problème de la circulation automobile demeure entier, surtout avec le gel de la réalisation des deux trémies prévues et le maintien de certaines voies fermées notamment au centre-ville.

En effet, alors que la ville souffre de la circulation essentiellement près du quartier de la plage Kotama, deux voies, qui pourraient aider beaucoup, demeurent fermées. La plus importante est la voie qui part de l’hôtel Kotama — fermée depuis le début du mois d’août — et la place de la République qui fait face au siège de la mairie, dont une partie est désormais utilisée comme… parking ! La seconde voie de circulation carrossable, encore anormalement fermée, est celle qui relie les rues Bouraoui et Bouali, près du stade communal.

Une ouverture de cette route permettrait d’éviter le goulot d’étranglement que constituent les rues qui convergent vers la place des Frères Arroudj et de la plage Kotama. Le lancement des travaux consistant à prolonger le front de mer de la plage précitée vers le 3e kilomètre, plus à l’est, serait une échappatoire aux automobilistes contraints de passer par l’entrée est de la ville.

A Ouled Bounar, le village qui a connu une urbanisation effrénée qui lui donne l’image d’une «métropole» dans un mouchoir de poche, la RN43 n’arrive plus à drainer aussi facilement le flux des estivants à l’aller vers l’ouest et au retour le soir, et ce, en dépit du dédoublement de la voie.

La possibilité d’aménager une voie de contournement via le chemin forestier déjà existant (Mezghitane-Ras El Afia) pourrait constituer une solution à même d’atténuer la pression sur cette portion de route à l’origine de bouchons kilométriques. Si dans les plages les squatteurs sont désormais prudents, vu les interventions de la gendarmerie et de la police pour saisir parasols, chaises et tables en plastique, certains gérants de parking n’hésitent pas à s’adjuger des tronçons de la route nationale et privatiser les accotements chichement balisés par des pierres.

Mais l’on est tout de même loin de l’anarchie connue auparavant. La résolution du problème de circulation automobile au chef-lieu de wilaya et dans certains tronçons comme la corniche entre El Aouana et Ziama Mansouriah reste la priorité des priorités pour atténuer la souffrance des estivants et des habitants de la wilaya, qui peinent parfois même à évacuer un malade. C’est dire que l’une des priorités du nouveau wali de Jijel sera au moins de «dégeler» la réalisation des trémies prévues pour le chef-lieu de wilaya.                                        

Fodil S.
 
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