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El Milia

On achève bien les infrastructures culturelles

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le 07.03.18 | 12h00 Réagissez

 
	Ce cas n’est malheureusement pas le seul dans la ville
Ce cas n’est malheureusement pas le seul dans la ville

Dans la ville d’El Milia, l’activité culturelle est au point mort. À l’image des écoles, du stade municipal, des jardins publics, qui ne sont que des lieux tombés en décadence, la salle de cinéma Afrique complète cette longue liste et fait figure de structure dévastée.

Au nom d’un laxisme insensé, elle a été transformée en un dépotoir. L’inscription d’une opération pour sa réhabilitation, dont l’avis d’appel d’offres est annoncé pour le début de ce mois, n’a cependant pas fait oublier son état de délabrement avancé, qui dure depuis plusieurs années. Il faut rappeler que depuis la fermeture de cette salle, aucune projection cinématographique ni activité théâtrale ou artistique n’y a été organisée.

Le comble est qu’elle a encore été achevée par son état qui inspire dégoût et répugnance devant le sort qui lui a été réservé. À l’intérieur de sa devanture où des drapeaux sont toujours suspendus, le décor est honteux. Un amas de pierres et de toutes sortes de détritus est là pour dissuader toute tentative de s’approcher de cet ex-temple du cinéma, qui a vu défiler les meilleures productions hollywoodiennes, égyptiennes et indiennes, sans oublier celles nationales.

C’était l’époque où le cinéma avait sa place dans les mœurs locales, où les compétitions entre lycées et autres établissements scolaires s’y déroulaient dans une ambiance d’animation culturelle. C’était également le temps faste de la culture dans cette ville, qui n’a plus, hélas, que les ruines de cette salle pour évoquer avec nostalgie ce passé. La structure a également perdu son toit et ses chaises. Son fameux balcon, qui permet de regarder le film à partir d’une meilleure tribune, n’est plus qu’un douloureux souvenir de ce passé cinématographique. Ce coup porté à la culture ne s’est pas arrêté à cette salle, puisque des nostalgiques de la belle époque des activités culturelles, artistiques, théâtrales et sportives dans cette ville évoquent avec amertume le sort réservé à l’ex-foyer de la jeunesse.

Bradé avec une facilité déconcertante à un organisme administratif, ce joyau de la culture, du scoutisme, du jeu d’échecs et du théâtre n’est plus aujourd’hui que l’ombre d’un édifice abandonné à lui-même. «Kamel Eddine Ferrad qui crève l’écran au théâtre est sorti d’ici, de ce foyer. Les troupes des Scouts musulmans, qui s’initiaient au civisme et aux valeurs patriotiques, avaient pour siège cette structure, où les jeunes et moins jeunes jouaient aux échecs et au ping-pong ; j’ai passé une partie de ma vie dans ce foyer», rappelle un instituteur quinquagénaire, qui regrette que ce foyer ne soit plus connu des jeunes d’aujourd’hui.
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Zouikri Amor
 
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