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El Milia (Jijel)

Mort préméditée du square de la ville

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le 02.10.17 | 12h00 Réagissez

 
	Des espaces, jadis verdoyants, ont été transformés en décharges
Des espaces, jadis verdoyants, ont été transformés...

Dans la ville d’El Milia, il n’y a pas que les trottoirs, les routes, les marchés, les lampadaires de l’éclairage public, les écoles et bien d’autres infrastructures publiques qu’on achève par un manque d’entretien et de laxisme. Il y a aussi le square de la ville, qu’on a précipité à la mort. Symbole de toute une ville, ce jardin est en voie de disparition.

Ses infrastructures, sa verdure et ses fleurs ne sont plus qu’un vague souvenir pour ceux qui l’ont connu du temps de sa splendeur. «Ah, si je pouvais revisiter ce square comme on l’avait toujours fait quand nous étions des collégiennes», soupire une femme, qui dit avoir sur le cœur cette envie de revenir dans ce jardin comme au bon vieux temps de son adolescence. Tombé dans l’oubli et l’abandon, ce square est aujourd’hui interdit aux femmes et aux jeunes filles. Il est juste l’endroit de prédilection de quelques oisifs et de certains désœuvrés, qui y trouvent leur compte pour s’adonner à leurs vices. Son mythique canon est abandonné comme s’il s’agissait d’une pièce sans valeur.

Pourtant, cette pièce historique, qui revient au bey Osman de l’ère ottomane, est bien illustrée sur une carte postale représentant ce square à une certaine époque. L’époque où cet espace était la fierté des habitants de la ville, qui y trouvaient leur quiétude. Petit à petit ce jardin a perdu de sa valeur. Il a d’abord vu disparaître son aquarium et ses poissons, avant qu’il ne tombe en disgrâce des responsables locaux, lesquels, et sans l’avouer, ont prémédité sa mort et bientôt sa disparition.

L’histoire retiendra pourtant que ce square a été le témoin d’un acte de bravoure, dont l’auteur n’est autre que le martyr Mohamed Saïdani, qui est allé abattre, dans son bureau de l’actuel siège de la daïra, l’administrateur colonial de la ville en pleine Guerre de Libération nationale, en 1957. Et c’est en traversant l’endroit que ce fidaï est tombé dans sa fuite sous les balles des soldats français, après son héroïque opération. Baptisé au nom de ce valeureux homme, cet espace a tout perdu, y compris cette tranche de son histoire. Jonchées de tas d’ordures, ses allées sont polluées à l’extrême par ces déchets et des bouteilles en plastique. Ne faisant l’objet d’aucun entretien, il a vu disparaître les meilleures espèces de ses arbres et fleurs. Pour compléter ce triste tableau, c’est dans ce square que des agents de la voirie communale, nullement chargés de le nettoyer, abandonnent leurs outils de travail à la fin de leurs coups de balai qu’ils donnent à certains trottoirs.   

Amor Z.
 
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