Régions Est Jijel
 

Crise financière dans la commune de Batna

Le maire veut moins d’implication de l’administration

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 29.06.17 | 12h00 Réagissez

En effet, la situation est complexe. En plus du manque d’argent, plusieurs projets sectoriels ont été gelés.

C’est un réel effondrement que subit la municipalité de Batna concernant la rallonge budgétaire de 2017. Dans une conférence de presse tenue lundi dernier, le P/APC, Abdelkrim Marok, a annoncé que le budget supplémentaire est passé de 151 milliards de centimes en 2016, à moins de 55 milliards cette année.

Une véritable crise s’annonce pour le P/APC. «J’expose ici les faits pour que l’opinion publique soit au courant de la situation, mais aussi pour qu’on essaie de trouver des solutions», a-t-il affirmé. En effet, la situation est complexe. En plus du manque d’argent, plusieurs projets sectoriels ont été gelés, comme ceux dépendant de l’Office national de l’assainissement (ONA) à hauteur de 20 milliards de centimes. «Nous ne pouvons plus refaire les routes dans les zones concernées», précise-t-il, avant d’ajouter que «les projets sectoriels inscrits pour 2016 et 2017 doivent impérativement être réalisés. J’en appelle aux ministres pour que ça soit fait».

Toujours selon le maire, la commune de Batna n’a reçu aucune subvention de la part de la wilaya sous aucune forme depuis novembre 2015. Ni argent ni projet inscrit sur le budget de la wilaya. Il a aussi rappelé, en réponse à un journaliste, que le wali avait promis publiquement un financement allant jusqu’à 50 milliards.

Une aide qui n’arrive toujours pas. En outre, la majorité des décisions prises par l’Assemblée sont rejetées par la tutelle, invoquant l’absence de «références légales !» «Je demande à la tutelle de se retirer pour qu’on puisse gérer. Si les APC représentent vraiment le peuple, ce sont elles qui doivent gérer, trouver des solutions aux crises et prendre leurs responsabilités.

Là, on pourra établir des programmes et trouver des sources de financement. On nous ferme toutes les portes et on nous demande de gérer. Personne ne peut le faire dans ces conditions», a-t-il déclaré. Par ailleurs, d’autres mesures sont envisagées. Déposer plainte contre les différentes institutions qui ont exploité les terrains communaux sans aucune compensation financière, comme l’université Hadj Lakhdar, ou le complexe sportif de Kechida.

Selon le P/APC, ces terrains valent plus de 1000 milliards de centimes chacun. «On est décidés à le faire. Mais on pense les avertir à l’amiable avant de procéder à des poursuites», a-t-il conclu. Il a aussi suggéré que les recettes issues de la vente des vignettes et des contraventions soient reversées à la commune.      

Sami Methni
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie