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Le burkini se découvre

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le 24.08.17 | 12h00 Réagissez

Loin de la controverse qu’il a suscitée en France, où il est combattu, interdit et vu comme un intrus qui vient bousculer la mode vestimentaire occidentale, le burkini a parfaitement été adopté par les femmes sur les plages

Depuis qu’il a fait son apparition, cet habit, intermédiaire entre le voile islamique, qui couvre l’ensemble du corps de la femme, et une tenue de baignade «décente», a de plus en plus la cote. Il fait même l’unanimité au sein des familles qui refusent que leurs filles apparaissent en tenue moins correcte. «C’est plus pratique et plus adapté à la nouvelle mentalité de notre société», fait remarquer une femme, qui n’oublie pas de rappeler que même en burkini, les filles sont toujours victimes de regards inquisiteurs à la plage. «Je les ai vues, elles sont gênées, elles ne peuvent pas échapper aux regards», insiste-t-elle.

En dépit de cette hostilité, affichée souvent au grand jour à l’égard de la présence des femmes sur les plages, fussent-elles en tenue islamique, le burkini semble avoir été adopté pour couper court à la controverse autour de leurs tenues de baignade. «Il n’est pas moulant et il n’est pas lourd à porter comme les voiles et les robes longues qui se gonflent au contact de l’eau dans lesquels se baignent certaines femmes», note, pour sa part, une autre femme en parlant du burkini.

Maillot «halal» VS 1, 2 pièces «haram»

Sur les plages du littoral jijelien, où le bikini est banni depuis de longues années, la tendance est à l’ouverture sur cet habit. Tout au long des routes menant à ces plages ou dans les villes et les localités côtières de la région, des boutiques vendant des articles de baignade se sont mises de la partie pour proposer à la vente le burkini. Proposé au prix de 2500 DA et plus, selon la qualité du tissu, il est facilement écoulé dans le sillage de l’affluence estivale que connaissent les plages.

Ceci dit, et en dépit de sa cote auprès des femmes, le burkini reste en concurrence avec le voile intégral, le djelbab ou le hidjab moins rigoureux qui le bousculent sur les plages. Autres temps, autres mœurs, serions nous tentés de dire devant ces phénomènes qui ont bousculé de fond en comble le comportement des Algériens au sein d’un milieu social de plus en plus influencé par des courants religieux venus d’ailleurs.

Amor Z.
 
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