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La rage animale continue de sévir

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le 01.10.17 | 12h00 Réagissez

Les acteurs de divers secteurs impliqués dans la lutte et la prévention contre la rage ont été conviés par la direction de la santé de la wilaya de Jijel à une journée d’information sur le risque rabique, organisée, jeudi dernier, à la salle de conférences de la cité administrative.

Au-delà des interventions des spécialistes lors de cette rencontre, tenue en application de l’instruction n° 16 du 03/09/2017 du ministère de la Santé, relative à la Journée mondiale de la lutte contre la rage, c’est l’importance accordée à la lutte contre cette pathologie qui a été au centre des débats. Quatre intervenants ont donné des aperçus et des avis scientifiques sur «La situation épidémiologique de la rage humaine et animale», «Les cas de morsure», «clinique, épidémiologie et prévention de la rage humaine» et enfin «La conduite à tenir devant une morsure». A travers ces interventions, on aura retenu qu’aucun cas de rage humaine n’a été enregistré dans la wilaya durant l’année 2017, même si la rage animale continue de sévir avec 14 cas répertoriés jusqu’au mois d’août 2017. Jusqu’à cette même date, le nombre de morsures a touché 1 474 personnes, dont 1 286 ont été pris en charge par les services de la santé, ce qui représente 88% des cas enregistrés. Le reste des cas signalés n’a pas fait l’objet d’un suivi par les services de santé pour la simple raison que l’animal incriminé est soit connu ou vacciné. Les morsures de chiens arrivent en première position avec 917 cas, ce qui nécessite l’organisation de campagnes d’abattage de ces bêtes errantes. L’on fera remarquer à ce titre que ces campagnes, abandonnées durant des années, ont connu une reprise avec 432 animaux abattus de janvier à août 2017.

Il reste que pour un intervenant, les mesures de dissuasion sont encore absentes pour lutter efficacement contre la rage. «Certaines communes font convenablement leur travail d’abattage, d’autres non», regrettera un intervenant. Il déplorera encore que la mesure qui fait que «Tout chien ou chat doit être vacciné et porté sur un registre du bureau communal d’hygiène est loin d’être appliquée». En Algérie, selon l’instruction du ministère, une moyenne de 15 décès humains dus à la rage est enregistrée pour près de 120 000 personnes exposées au risque rabique par morsure de chien et autres animaux. Quant à la rage animale, elle sévit à l’état azootique avec une moyenne de 900 cas enregistrés chaque année. Pour rappel, la Journée mondiale a été célébrée à Jijel et à travers l’ensemble du pays, avec pour objectif zéro décès par rage et avec le slogan «Eduquer, vacciner, éliminer», selon les recommandations de l’OMS. 

Zouikri Amor
 
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