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Jijel : La traversée de la forêt de Guerrouche est enfin possible

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le 26.07.17 | 12h00 Réagissez

Pour les habitants de la commune de Selma Ben Ziada, c’est plus qu’un soulagement de pouvoir enfin emprunter, et dans de parfaites conditions de sécurité, la route reliant cette localité montagneuse à la ville côtière d’El Aouana, dont ils ont longtemps revendiqué l’ouverture.

Et c’est également une aubaine inespérée pour les visiteurs de la région parmi les randonneurs et les amateurs des sites forestiers les plus captivants de pouvoir admirer la célèbre forêt Guerrouche. Récemment ouvert, ce tronçon d’une vingtaine de kilomètres, qui nécessite encore quelques travaux de bitumage, est soigneusement aménagé au grand bonheur de tous ceux qui le redécouvrent après plusieurs années de fermeture.

Sur un parcours très surveillé par des points de contrôle militaires dans une région qui retrouve son calme et sa quiétude, grâce à la présence remarquée et rassurante des éléments de l’ANP, c’est en quelque sorte la vie qui reprend son cours normal dans ces contrées d’une intense beauté. «Vous pouvez passer, la route est ouverte», nous fera remarquer un militaire à notre passage à Selma.

La traversée de cette route taillée à flanc d’une montagne couverte d’une luxuriante et verdoyante forêt est un moment d’émotion. L’instant est marqué par des découvertes, et à perte de vue, d’une belle et étonnante diversité du merveilleux paysage. Mais il a fallu du temps, de la patience et une lutte implacable contre les hordes terroristes qui ont investi la région durant les années 1990, pour qu’enfin la population de Selma puisse retrouver sa route préférée.

Pour rallier El Aouana, la daïra dont dépend administrativement cette commune, la population n’avait aucune autre alternative que de passer par Texenna et faire un long détour de plus d’une centaine de kilomètres en aller-retour. Lors de la visite de l’ex-wali à Selma, au mois de mai dernier, les revendications de la population ont essentiellement porté sur l’ouverture de cette route et des autres voies traversant la région. Pour les habitants, cette revendication est la seule condition pour qu’ils retrouvent la possibilité de circuler sans contrainte, afin que l’isolement dans lequel ils se sont encerclés depuis plus de vingt ans soit brisé.

Au grand bonheur de cette population, c’est enfin l’espoir qui revient, après les dures années d’une situation qui l’a privée d’une libre circulation pour aller rejoindre El Aouana et les localités nord de cette région côtière. Désormais, la balle est dans le camp des autorités pour qu’elles achèvent le processus de désenclavement de cette commune, qui nécessite encore des efforts pour qu’elle soit remise sur les rails d’un développement qui lui a tant fait défaut par le fait des contraintes évidentes qu’elle a traversées.
 

Amor Z.
 
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