Régions Est Constantine
 

Anarchie dans les marchés de la ville

Une situation qui perdure

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le 03.06.17 | 12h00 Réagissez

Dans la nuit du 26 au 27 février 2015, un violent incendie s’est déclaré dans un magasin de produits cosmétiques, situé près du marché couvert Bettou Abdellah (Ex-Ferrando) dans le quartier de Belouizdad.

Les flammes qui se sont répandues à l’intérieur du marché ont causé des dégâts importants à une douzaine de locaux, avec pour conséquence la fermeture du marché pendant des mois. Cet incident, qui serait dû à une étincelle survenue sur des câbles électriques, était la conséquence de l’anarchie qui régnait dans ce lieu qui draine des foules importantes, où les simples mesures de sécurité ne sont pas respectées, sans parler des branchements électriques illicites et le squat de tous les espaces.

Les rapports que les services de la Protection civile n’ont cessé d’adresser aux services de la commune pour alerter sur une situation grave sont restés sans suite. Quelques jours après, l’ex-P/APC de Constantine annonce une vaste opération de réhabilitation pour un montant de 120 millions de dinars (soit 12 milliards de centimes). Une opération qui sera circonstancielle et n’ira pas jusqu’au bout.

Trois mois plus tard, le 1er juin, soit un jour de Ramadhan, les mêmes causes produiront les mêmes résultats au passage souterrain de la place du 1ER Novembre. Un important incendie avait ravagé des dizaines de boutiques de vêtements et de produits cosmétiques, dans un lieu destiné aux piétons, et que l’APC avait transformé en bazar à haut risque. Plus de deux ans après ces deux sinistres, la leçon n’a pas été apprise, et la situation de laisser-aller et d’anarchie perdure encore dans les principaux marchés du centre-ville.

Si au marché Bettou, les commerçants ont semble-t-il pris en charge quelques travaux pour améliorer les conditions dans lesquelles ils exercent, même si les risques ayant engendré le sinistre de 2015 peuvent survenir à n’importe quel moment, au marché Boumezzou, situé en face du siège de la cour de justice, et à proximité de deux hôtels qui accueillent des étrangers, c’est une mauvaise image de la ville qu’on est en train d’exposer au grand jour.

À l’intérieur, c’est le capharnaüm indescriptible, et le chaos aux dimensions incalculables auquel les citoyens font face au quotidien. Depuis des années, les vendeurs informels qui ont installé des dizaines d’étals de fortune, en plus des extensions de ceux qui ont loué des carrés, ont donné aux lieux les aspects d’une véritable écurie, auxquels s’ajoutera le décor des déchets et des mauvaises odeurs.

Face à ce triste constat, l’APC de Constantine qui ne cherchait qu’à amasser les sommes des loyers n’a jamais pensé à engager une opération d’assainissement de ce haut lieu de l’anarchie situé en plein centre-ville. C’est par miracle qu’un incident n’est pas survenu à ce jour. Mais en fait, faut-il attendre une catastrophe pour intervenir, comme on vient de le faire, il y a quelques jours, à Rahbet Ledjmal.        

Arslan Selmane
 
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