Régions Est Constantine
 

Instantané

Un livre noir des édiles

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le 15.11.17 | 12h00 Réagissez


Lamentablement, les élus de Constantine, ceux de l’APC, ont mis, lundi, un point final à leur mandat du déshonneur. A l’illégitimité originelle et aux scandales à répétition ayant ponctué les 5 années de leur «gestion», les 43 élus de Constantine ajouteront à leur actif, comme legs à la population et à leurs successeurs une ardoise de 116 milliards de centimes. Cette somme représente le déficit qui menace déjà l’équilibre du budget de l’exercice 2018, tel que présenté et voté dans le budget prévisionnel lors de la session extraordinaire tenue lundi. Un cadeau empoisonné pour l’Assemblée qui sera «votée» dans une semaine. Un perfide cadeau d’adieu à la population constantinoise, laquelle est en rupture irréparable avec ses édiles.

Pendant 5 années, cette Assemblée dominée par le FLN (version Belkhadem d’abord et Ould Abbes ensuite) a pris tout son temps pour casser les acquis fragiles de cette commune et déstructurer et ses services et sa composante humaine. La délégation des missions fondamentales de la commune à des Epic créés in vitro par le cabinet d’un ancien wali a déplacé le centre de contrôle des fonctions, et surtout des budgets communaux, loin de l’Hôtel de Ville. L’échec des opérations de valorisation des biens communaux générateurs de revenus, à l’image de la gare routière Est et le marché de gros du Polygone, est tout aussi imputable à l’équipe de Mohamed Rira. Ce sont autant de glissements qui achèvent de dessaisir la commune de ses moyens et hypothèquent structurellement son avenir. Si les comptes se retrouvent aujourd’hui dans le rouge, c’est parce que l’APC a navigué à vue depuis le début.

Ce naufrage est le résultat logique d’un partage des postes de responsabilité (et du devenir de la ville) entre de petits épiciers sans consistance. C’est aussi le résultat des résolutions traîtresses adoptées en assemblée contre des miettes distribuées en salaires. Ce qui chagrine davantage la rue est de voir ces gens partir dans l’impunité totale, certains ayant même profité scandaleusement de leurs postes. Si la rue pouvait se faire justice avec ses propres tribunaux, les verdicts ne seraient pas cléments. Mais à défaut de pendre ces malheureux, dressons leur un livre noir pour immortaliser leur incompétence et leur trahison.
 

Nouri Nesrouche
 
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