Régions Est Constantine
 

Direction du tourisme et de l’artisanat

Un bras de fer qui s’installe dans la durée

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le 12.06.18 | 12h00 Réagissez

 
	Les protestataires ne comptent pas baisser les bras
Les protestataires ne comptent pas baisser les bras


Après un premier sit-in tenu le 21 mai dernier par les travailleurs de la direction du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Constantine, ces derniers sont revenus à la charge hier et menacent de hausser le ton. Ils étaient une vingtaine d’employés, qui ont protesté devant le siège de leur direction, situé boulevard Chihani Bachir  à la cité Emir Abdelkader (Ex-Faubourg Lamy).

L’objectif de leur manifestation, placée sous l’égide du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), est de dénoncer «la mauvaise gestion du directeur» et les «conditions déplorables», dans lesquelles ils travaillent quotidiennement. «Ce sit-in est survenu à cause du refus du directeur de reconnaître et de communiquer avec la section syndicale, comme le stipule la réglementation, afin de poser les problèmes dont souffrent les travailleurs depuis des années et trouver des solutions. Hélas ! Il s’est contenté de nous dire que seule la tutelle est habilitée à régler les problèmes soulevés par les employés.

A quoi sert alors l’installation d’un directeur de wilaya, s’il est incapable de gérer son secteur ?» a déclaré Chouaïb Achouri, secrétaire général de la section syndicale du Snapap à la direction du tourisme. Et de citer parmi les revendications mentionnées dans une plateforme (dont El Watan détient une copie), la réhabilitation du siège de la direction qui se trouve dans un état catastrophique et manque de toutes les commodités et des conditions d’hygiène, l’actualisation du plan de gestion des ressources humaines bloqué depuis quatre ans, l’achèvement des procédures administratives des examens professionnels, tenus en 2014 et 2016, pour la promotion des travailleurs et la comptabilisation de la carrière professionnelle pour bénéficier des primes et autres promotions.

Pour ce qui est des problèmes actuels, Chouaïb Achouri a souligné ceux de la prime de rendement et des erreurs administratives. Selon ses dires, le directeur a refusé d’établir la notation dans les délais et a changé le barème. Plus explicite, il dira : «A ce jour, nous n’avons pas encore reçu la prime de rendement du premier trimestre, car le directeur a envoyé sa notation un mois après les délais arrêtés, soit en mars dernier.

Pis encore, le directeur a refusé de noter le travail du personnel sur 30 points. Il a limité le plafond de la notation à 29 points, en justifiant qu’un employé ne peut pas être parfait. Pour ce qui est des erreurs administratives, plusieurs employés ont été privés de leurs salaires et leurs primes à cause des erreurs administratives, sans que le premier responsable intervienne pour régler la situation de ses travailleurs.» Notre interlocuteur a avoué qu’ils ont établi un modèle type de critères de notation, avant de le communiquer au directeur, mais ce dernier a refusé de le prendre en considération.

Pour avoir la deuxième version des faits, nous avons abordé Noureddine Bounafaâ, directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Constantine. Ce dernier n’a pas nié l’existence de certains problèmes. «Certes, il y a quelques problèmes, qui existent depuis 4 ans, avant mon installation à la tête du secteur et nous sommes en train de les régler progressivement.

D’ailleurs, une réunion de la commission paritaire a été tenue récemment, pour prendre en charge ce que nous pouvons régler à notre niveau. Pour ce qui est des erreurs administratives, la chef de service concernée est un être humain avant tout, certes elle a commis quelques fautes que j’ai prises en charge. Mon travail consiste à l’encadrer», a-t-il expliqué.

Et de poursuivre à propos de la prime de rendement que la section syndicale n’a nullement le droit de s’ingérer dans les prérogatives du directeur. Pour conclure, M. Bounafaâ a avoué que ce mouvement de protestation est une manipulation du personnel, menée par le secrétaire général pour qu’il règle ses propres intérêts. «Le secrétaire général de la section syndicale a été démis de son poste de chef de bureau avant mon arrivée. Il a voulu être réintégré, mais c’était trop tard. Parce que le poste est occupé par une autre personne », a-t-il affirmé.  

Yousra Salem
 
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