Régions Est Constantine
 

Démolition des constructions illicites à Constantine

Scandale à El Berda

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 27.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’APC, dominée par le FLN, est de nouveau au cœur d’un scandale
L’APC, dominée par le FLN, est de nouveau au cœur...

Les 67 constructions illicites ont été érigées sur un terrain destiné à accueillir des équipements publics.

L’opération de démolition de 67 constructions illicites à El Berda, près de Djebel El Ouahch, a fait pschitt, et pour cause, l’opposition des propriétaires a levé un lièvre et mis au jour un véritable scandale de régularisation au cas par cas, sous couvert de la loi 08/15. L’opération prévue dans la nuit de mardi à mercredi s’est terminée au bout de sept bâtisses démolies.

Pourtant, elle a mobilisé une armée d’employés communaux, une armada d’engins de travaux publics et un impressionnant dispositif de la force publique, le tout convoqué par le maire de Constantine. Une fois sur place, les «démolisseurs» se sont heurtés au refus des propriétaires nombreux qui ont accepté de céder le passage aux engins à une seule condition : que l’opération soit appliquée à toutes les constructions sans exception. Faute de quoi, ils ont menacé de mettre le feu au centre-ville.

L’affront adressé aux autorités fut moins important que l’énigme derrière laquelle se sont embusqués les opposants, à savoir que dans tout le quartier visé par l’opération, une construction est épargnée. En effet, les citoyens ont désigné clairement une «villa» dont le propriétaire a obtenu l’accord de régularisation, conformément aux dispositions de la loi 08/15 du 20 juillet 2008 fixant les règles de mise en conformité des constructions et leur achèvement.

Or, l’article 14 précise que seules «Les constructions dont les travaux d’édification sont achevés ou en cours d’achèvement antérieurement à la publication de la présente loi au Journal officiel peuvent être mises en conformité, lorsqu’elles remplissent les conditions fixées par la présente loi.» Or, la «villa» d’El Berda n’existait pas encore en 2012, selon les recherches faites par les services techniques de la commune.

Comment ce propriétaire a-t-il pu obtenir alors le fameux quitus si son dossier n’est pas conforme aux dispositions de ladite loi ? Dans les couloirs de l’Hôtel de Ville, présidé par le maire FLN, Mohamed Rira, on dit qu’il s’agit d’une faveur accordée à un ex-magistrat connu sur la place publique. Une faveur signée par l’actuel vice-président de l’APC chargé de l’urbanisme et des réalisations.

Mais cette conclusion demeure pour le moment le fruit d’informations non attestées. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que quelqu’un a bénéficié d’un passe-droit en violation de la loi. Un fait grave dans lequel est impliquée l’APC de Constantine, un scandale de plus qui accable cette pauvre assemblée qui collectionne les casseroles depuis l’emprisonnement de son premier maire.

Selon des informations que nous n’avons pu vérifier hier auprès de l’administration (week-end administratif), le wali aurait instruit le chef de daïra pour l’annulation de la régularisation du dossier en question. Une décision qui, seule, pourra débloquer la situation et redonner la légitimité à une opération de salubrité publique. Le lecteur doit savoir que les 67 constructions illicites ont été érigées sur un terrain destiné à accueillir des équipements publics.
 

Nouri Nesrouche
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie