Régions Est Constantine
 

Action associative à la cité du 5 juillet 1962

Peindre des murs est un (street)art

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le 12.06.18 | 12h00 Réagissez

 
	Cette initiative est un message de beauté, d’amour et de culture
Cette initiative est un message de beauté, d’amour et de...


Tandis que les murs de la ville sont ternis par des peintures hideuses et autres dessins kitch, la cité du 5 Juillet 1962 profite des talents artistiques du collectif Expurb. Invités par l’association Numidi-Arts de Constantine, ces  jeunes artistes, qui nous viennent de Tizi Ouzou, ont animé, en collaboration avec les membres de l’association, des ateliers de photographie, de graphisme et de calligraphie.

A l’issue de ces ateliers, qui ont eu lieu du 7 au 9 juin, une fresque urbaine devait se réaliser sur les murs du centre-ville. L’association a adressé une lettre à la commune de Constantine sollicitant son accord, mais la réponse n’est jamais venue.

C’est donc l’un des immeubles de la cité du 5 Juillet 1962 qui a bénéficié de leur talent. Couleurs vives, tifinagh, formes graphiques et dessins artistiques ornent le mur de l’immeuble. «On aurait voulu que cette œuvre profite à la ville, nous avons proposé de le faire gratuitement, mais notre demande d’autorisation envoyée à l’APC est restée sans réponse», a confié Abdelmajid Bourouz, vice-président de l’association Numidi-Arts.

Ce souffle artistique porte avec lui un désir de tolérance et de brassage culturel. Le jaune, le bleu et l’orange vif rappellent la culture berbère. Les caractères en tifinagh le confirment. Cette fresque dépasse le simple désir d’embellissement.

Elle est un message qui tend à une hybridité identitaire et un appel à l’amour de l’autre. «Un des artistes du collectif a été mon binôme à la fac, nous avons vécu ensemble en symbiose pendant des années alors qu’on vient de deux environnements différents, de deux cultures différentes et nous avons deux langues maternelles différentes. Nous voulions exprimer cet amour qui défie les préjugés sociaux, expurgé de toute haine», a expliqué le vice- président de l’association. A travers l’art, Numidi-Arts et Expurb ont raconté la diversité culturelle algérienne. Abdelmajid Bourouz a insisté sur sa valeur éducative. «C’est très important pour les enfants. Le graffiti est une expression urbaine, dans ce cas, elle exprime notre richesse culturelle qui est un avantage et non un problème.

C’est un message de tolérance à ces petits enfants qui nous entouraient alors qu’on dessinait et qui semblaient apprécier ces lettres qu’ils ne comprenaient pourtant pas», dira-t-il. Ce message de beauté, d’amour et de culture aurait pu orner les murs aveugles de Constantine, mais… 

Intissar Bendjabellah
 
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