Régions Est Constantine
 

Commune de Messaoud Boudjeriou

Moyens de transport et couverture médicale insuffisants

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le 15.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les quelques centres de soins existants manquent de personnel et de moyens
Les quelques centres de soins existants manquent de personnel et de...

Pour se déplacer vers Constantine, les habitants sont contraints de se rabattre sur les taxis clandestins, qui pratiquent des tarifs prohibitifs.

Située à 4 km du chef-lieu de la daïra d’Ibn Ziad, dont elle dépend administrativement, et à 17 de km de Constantine, la localité de Messaoud Boudjeriou, plus connue sous le nom de Aïn Kerma, existe depuis 1886 et peut être considérée comme l’une des plus vieilles communes d’Algérie, mais aussi parmi les plus déshéritées de la wilaya.

A l’instar d’autres localités rurales, celle-ci, ayant voulu garder coûte que coûte son cachet agricole, a fini par payer ses échecs successifs et se retrouver sans vocation. Le sentiment d’isolement domine le quotidien des habitants, dans une commune qui se trouve pénalisée par une situation géographique particulière, en retrait des grandes voies de circulation reliant Constantine et Jijel, d’une part, et Constantine et Mila, d’autre part.

Des citoyens de cette commune citent une série de revendications, qui, bien qu’elles soient légitimes, n’ont pas été concrétisées pour une population estimée à plus de 9000 âmes. Un habitant nous dira à ce propos : «On se sent coupés du reste du monde. Nos préoccupations immédiates s’articulent autour des moyens de transport, très insuffisants. Pour rejoindre Ibn Ziad ou Constantine, nous sommes obligés de recourir aux taxis clandestins, lesquels règnent en maîtres des lieux et pratiquent des tarifs pour le moins prohibitifs.

Il y a aussi le chômage qui touche la plupart des jeunes de notre localité en l’absence de projets de développement porteurs d’emplois. Le seul projet réalisé en 2008, en l’occurrence une unité de production de plâtre, offre tout juste une quarantaine de postes.» En plus du chômage endémique qui touche une grande partie des jeunes en âge de travailler, les habitants de la commune évoquent également l’insuffisance de structures sanitaires à même de répondre aux besoins de la population de la commune et des hameaux environnants.

L’un d’eux nous dira à ce propos : «Les quelques dispensaires dont dispose la commune fonctionnent avec très peu de personnel et de  moyens. En l’absence d’une couverture médicale suffisante, nous sommes contraints en cas d’urgence, notamment la nuit, de nous déplacer à Constantine à l’hôpital d’El Bir, au CHU Ben Badis ou à la polyclinique de Hamma Bouziane pour nous soigner.»

Côté logement, mis à part quelques bâtisses «orphelines», érigées à l’entrée du village, rien n’est venu depuis des années changer l’existence d’un lieu qui garde toujours les allures d’un bourg entouré de quelques fermes isolées. Les quelques projets de logements ruraux groupés n’ont toujours pas abouti, déplorent les habitants.

Pour les jeunes, les distractions se limitent aux longues veillées dans les cybercafés et une maison de loisirs sans matériel ni encadrement, en attendant la réception du complexe sportif de proximité dont les travaux de réalisation ont débuté en 2011, mais qui n’a toujours pas été achevé.         

F. Raoui
 
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