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CHU Benbadis

Les médecins résidents ne désarment pas

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le 28.11.17 | 12h00 Réagissez

Les médecins résidents du CHU Dr Benbadis reviennent à la charge et menacent de maintenir la grève cyclique, organisée durant ce mois sous l’égide du collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra).

Une centaine de ces médecins résidents se sont regroupés, hier matin,  devant la direction du CHU, tout en assurant le service minimum dans les urgences. Rappelons que cette grève cyclique de deux jours consécutifs, a été décidée pour satisfaire une  plateforme de 5 points adressée au ministère de la Santé et dont El Watan détient une copie.

Ils réclament, en premier lieu, l’abrogation totale du service civil dans sa forme actuelle et l’application de l’article 32 du chapitre IV de la Constitution pour le bénéfice de la dispense du service militaire. «C’est anticonstitutionnel de faire deux services civil et militaire en même temps. Pourquoi on fournit la carte jaune aux jeunes ayant atteint 30 ans, en excluant les médecins résidents ?», a expliqué Abdelmoumen Hadibi, résident en 4e année de radiologie et représentant des grévistes au CHU. Le deuxième point a trait au volet de la formation et aux conditions de travail. Les grévistes ont d’abord demandé l’annulation des examens sanctionnant les années intercalaires jusqu’à l’application des réformes de formation et d’évaluation des médecins résidents selon leurs carnets. «Nous voulons l’homologation de tous les services du CHU. Par exemple, au service de gynéco-obstétrique, il n’y a qu’un seul maître-assistant pour l’encadrement d’environ 70 résidents, ce qui est inadmissible», a expliqué M. Hadibi.

Et de poursuivre : «Il est anormal qu’un professeur prenne sa retraite sans passation de consignes, tout en abandonnant un service aux résidents sans encadrement.» Les présents affirment que c’est pratiquement le même constat dans les autres  services, mais à des degrés divers. «Au service de radiologie, l’IRM est en panne, la mammographie était également en panne pendant deux ans, et elle n’a été réparée que cette semaine. Les femmes admises à la maternité n’ont pas de couvertures. Nous sommes l’objet de toutes formes d’agressions, particulièrement durant les gardes de permanence», ont-ils déploré. Le problème de la révision du statut général du résident, réclamé depuis plus de dix ans, a été posé. Les concernés demandent l’obtention de «leur droit bafoué» aux œuvres sociales à travers le territoire national avec effet rétroactif. «Le statut général du résident n’est pas clair, c’est pourquoi nous voulons une réforme de cette catégorie de résident de toutes les spécialités du secteur de la santé. Nous ne savons plus si nous sommes considérés comme des employés ou des étudiants ! Nous subissons toutes sortes de sanctions et de cotisations comme  les travailleurs, mais nous n’ouvrons pas droit aux œuvres sociales ni aux congés scientifiques», a fulminé Abdelmoumen Hadibi. Ce dernier a ajouté : «La nouvelle loi sanitaire a été établie sans la présence des partenaires sociaux et sans prendre en considération l’avis des médecins. Pis encore, les autorités concernées ont actualisé la loi de 1985, qui ne parle pas du statut général du résident. Pour nous, c’est une forme de régression au lieu de progression.» Notre interlocuteur, a conclu que les représentants de leur collectif seront reçus aujourd’hui par le ministre afin de discuter de ces problèmes et trouver un terrain d’entente.
 

Yousra Salem
 
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