Régions Est Constantine
 

Ils se disent victimes d’une expropriation injuste

Les héritiers Benghersallah en appellent au wali

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le 25.01.18 | 12h00 Réagissez

Cela fait plus de quatre ans que les héritiers Benghersallah vivent une dure épreuve qui a profondément touché la famille, à cause d’une histoire d’expropriation qu’ils continuent toujours de dénoncer et de qualifier d’«injuste».

Une opération qui montre que bien des choses peuvent être commises par les institutions de l’Etat à l’encontre d’une famille qui ne s’attendait guère à connaître un tel sort. «Notre problème a commencé en 2014, avec les travaux d’extension du pont Salah Bey à Constantine.

Un projet qui a nécessité l’expropriation pour utilité publique d’une ferme, située à la cité des Castors à Constantine, occupée par notre famille composée de douze membres depuis plus de 80 ans et exploitée par mon défunt père Ammar, ancien moudjahid et ancien officier de police», s’exprime une représentante de la famille Benghersallah.

Selon les documents fournis à El Watan par la famille Benghersallah, la ferme, d’une superficie de 9000 m2, avec deux maisons et deux écuries, servait d’abri pour les moudjahidine durant la guerre de libération. Sur instruction des autorités de la wilaya de Constantine de l’époque, la famille a été délogée dans la précipitation, par la force, et la ferme sera complètement rasée.

«On ne nous avait même pas donné le temps pour rassembler nos effets personnels et nos mobiliers, tout a été pris dans la confusion totale ; le maire de l’époque, Seifeddine Rihani, nous avait promis de nous reloger, tous nos effets ont été déplacés vers un lieu qu’ on ignore à ce jour, nous n’avons rien pu récupérer, alors que l’ex-chef de daïra de Constantine nous a fait courir pour nous octroyer des logements, il voulait nous faire signer un document pour accepter d’être relogés avec notre mère, alors que nous  ouvrons droit à l’indemnisation de notre famille pour expropriation, conformément à la loi, on n’a rien vu venir, malgré toutes les promesses de l’ex-wali, Hocine Ouadah», poursuit notre interlocutrice.

Après avoir frappé à toutes les portes sans résultat, les Benghersallah décident de saisir l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à travers une lettre ouverte publiée dans El Watan du 9/11/2014. «Nous avons été convoqués 24h après la publication de la lettre au siège du gouvernement, où on nous avait promis de régler notre problème. Juste après, nous avions été reçus à deux reprises par l’ex-wali, Hocine Ouadah, qui nous a promis des logements et des locaux comme compensation.

Une promesse non tenue à ce jour malgré la décision n°16 du 9/9/2015, signée par l’ex-wali (copie en notre possession), alors qu’on n’a vu aucune trace des logements», déplorent les Benghersallah. Ces derniers lancent un appel au wali de Constantine, Abdessamie Saïdoun, pour se pencher sur leur cas et les rétablir dans leurs droits légaux. «Nous sollicitons une intervention du wali en lequel nous gardons encore un espoir pour que notre problème soit enfin réglé», concluent-ils.

Arslan Selmane
 
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