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600 Familles en danger de mort à la Cité Kouhil Lakhdar

Les habitants demandent une expertise

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le 29.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	Réalisés avant l’Indépendance, ces immeubles ont subi d’importantes dégradations
Réalisés avant l’Indépendance, ces immeubles...

Les riverains soupçonnent l’existence d’une faille souterraine qui traverserait à la verticale les immeubles 10, 18 et 20, sur lesquels on observe épisodiquement des effondrements.

Environ deux ans après l’effondrement d’un pan entier d’un balcon de l’immeuble n°18 de la cité Kouhil Lakhdar (appelée Djenane Ezzitoune), les résidents de ce quartier populaire craignent aujourd’hui le pire. Ce sentiment d’inquiétude hante au quotidien les centaines de familles habitant cette cité, à cause de la dégradation alarmante des immeubles.

Mais depuis une semaine, les craintes sont montées d’un cran suite à la chute d’un morceau en béton d’un balcon du même immeuble, exposant les vies des habitants et celles des passants à une catastrophe certaine. Cet état de fait a provoqué la colère des citoyens concernés, qui demandent au wali de charger une mission de spécialistes afin d’établir une expertise sérieuse de la cité, et évaluer l’état de viabilité du bâti.

D’autant que certains soupçonnent l’existence d’une faille souterraine qui traverserait à la verticale les immeubles 10, 18 et 20 sur lesquels on observe épisodiquement des effondrements et des fissures profondes sur une même ligne. Réalisés avant l’indépendance dans le cadre du Plan de Constantine, ces immeubles ont subi d’importantes dégradations au fil des années. Mais ce qui a empiré la situation est l’abandon et le manque d’entretien de ces bâtiments. A partir des années 1990, l’OPGI, propriétaire et gestionnaire de ces biens, a mis à l’écart ce grand quartier, ainsi que celui de la cité Ben Boulaïd, dont les habitants souffrent d’une situation identique.

Impuissance

Depuis, la cité n’a subi aucune opération de lifting, et les vides sanitaires ne sont plus nettoyés, alors que la voirie est détériorée et les eaux usées coulent en surface. Des conditions de vie inhumaines se sont imposées à ces habitants, privés d’un minimum de prise en charge et forcés d’observer, impuissants, le déclin de leur cité.

Suite à quoi, le 10 mai 2015, un sérieux avertissement est enregistré quand un pan du balcon de l’immeuble N°18 s’est effondré, causant des déformations majeures de plusieurs parties de la structure. «Suite à cet effondrement, une vingtaine de familles ont été relogées, 4 mois après, à El Khroub, à cause de la pression médiatique sur les autorités.

Mais le reste des habitants, qui frôlent la mort quotidiennement, attend toujours et s’interroge sur son sort», a déclaré l’un des citoyens rencontrés sur place. Et de poursuivre : «Depuis, les autorités n’ont initié ni étude ni projet de réhabilitation des bâtiments. Les responsables locaux minimisent les dégâts et croisent les bras en attendant une nouvelle catastrophe.» Rappelons que l’ancien wali, Abdelmalek Boudiaf, avait déclaré que cette cité sera démolie et ses habitants relogés. Hélas, après son départ, ce dossier a été mis au placard par son successeur.                                                      

Yousra Salem
 
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