Régions Est Constantine
 

Non-paiement des entreprises sous-traitantes d’ Algérie Télécom

Le statu quo persiste

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le 14.09.17 | 12h00 Réagissez

 
	Des prestataires de services se retrouvent dans une phase critique
Des prestataires de services se retrouvent dans une phase critique

Les entrepreneurs sous-traitants avec Algérie Télécom (AT) de Constantine sont revenus à la charge, hier matin, en organisant un énième mouvement de protestation devant le siège de la direction régionale situé au Polygone, sur la sortie ouest de Constantine.

L’objectif primordial de cette manifestation est de dénoncer les conséquences de la mauvaise gestion d’AT, sur leur non-paiement qui dure depuis des mois. Rassemblés devant le siège, les protestataires, qui ne voient plus le bout du tunnel, n’ont pas manqué d’exprimer leur ras-le-bol face au refus de cette société de régler leur situation financière définitivement. «Après plusieurs protestations, nous avons décidé de saisir la direction générale par un rapport détaillé sur le non-paiement de nos factures, qui remonte à plus d’une année. Suite à cette procédure, la direction régionale de Constantine a commencé à payer les entrepreneurs sous-traitants.

Elle est arrivée à régler entre 40 et 50% des factures», a déclaré le représentant de l’Association des chefs d’entreprise (Acetec), Noureddine Malki. Et d’ajouter : «Tout semblait rentrer dans l’ordre jusqu’à ce que AT décide d’arrêter les paiements, encore une fois.  Pourquoi ne pas régler ces anciennes factures une fois pour toutes ? Qu’y a-t-il exactement ?» Très inquiets, les protestataires ont rappelé qu’ils se trouvent embourbés dans une crise financière très délicate, surtout que certains chefs d’entreprise attendent le paiement de leurs services depuis 2013, estimés entre 10 millions et 1 milliard de centimes, sans omettre les obligations fiscales, parafiscales et les salaires des employés. Pour eux, régler 40% des dettes n’est qu’une solution conjoncturelle, rien de plus. «Il est nécessaire de revoir la gestion de cette société.

Car, tout commence par le traitement des dossiers. Plus précisément, les administrateurs traitent le dossier d’un projet en deux mois et parfois plus au lieu de 72 heures, comme le stipule la convention signée avec AT. Nous demandons pour quelle raison l’étude des dossiers traîne depuis des mois, malgré que l’entreprise Algérie Télécom ne manque pas d’administrateurs. S’agit-il de mépris envers ces entrepreneurs ou  d’incompétence ? D’ailleurs, les deux cas sont inadmissibles», a fulminé M. Malki. Les chefs d’entreprise demeurent perplexes et ne savent plus vers quel responsable se diriger pour mettre un terme à ce scandale. En réclamant une enquête sur la gestion de cette société, ils sollicitent également l’intervention de la tutelle et des autorités locales compétentes, car la direction régionale ne fait preuve d’aucune bonne foi pour régler leurs situations financières.   
 

Yousra Salem
 
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