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Immeubles désaffectés de la Cité Boudraâ Salah

Le projet de démolition soumis de nouveau à l’étude

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le 04.07.17 | 12h00 Réagissez

Un nouveau processus d’occupation des lieux a été ainsi amorcé et une trentaine de familles, voire plus, y ont élu domicile.

Le projet de démolition des immeubles désaffectés de la cité Boudraâ Salah, dont les 700 familles ont été relogées en juillet 2013, a-t-il été abandonné par les autorités de la ville ? L’opération engagée en 2016 après étude de faisabilité a été annulée, pour rappel, devant le mouvement de contestation initié par des squatteurs des immeubles désaffectés, qui réclamaient leur relogement.

Un mouvement de protestation qui a dégénéré d’ailleurs en affrontements avec les forces de l’ordre, lorsque les protestataires ont fermé la RN 27 à la circulation. Interrogé sur le sort réservé à ces bâtiments par les autorités de la ville, le chef de daïra de Constantine avait déclaré à l’époque à El Watan que ce dossier était au niveau de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI), lequel avait désigné une entreprise de la wilaya de Chlef pour réaliser l’opération, mais l’entreprise en question face au mouvement de contestation des habitants et des dangers encourus par ses ouvriers a fini par se désister.

Kamel Abbes, le nouveau wali, que nous avons questionné récemment à ce propos, a déclaré pour sa part qu’une nouvelle étude devra être réalisée avant de prendre une décision quant à la réhabilitation de ces immeubles ou leur démolition. Des immeubles qui se sont transformés depuis l’évacuation de leurs occupants, en dépotoirs et en lieu de débauche pour tous les désœuvrés des quartiers environnants.

Une situation qui n’a pas manqué de provoquer la colère des habitants des bâtiments mitoyens, lesquels n’ont eu de cesse ces dernières années de dénoncer et d’exiger des autorités locales leur démolition ou tout au moins de les sécuriser, d’autant que le quartier est tristement connu pour abriter aussi nombre de dealers, ce qui ne peut que conforter leur sentiment d’insécurité.

Le fait de ne pas avoir éradiqué entièrement le site a permis, en outre, à une trentaine de familles, et le chiffre ne fait que grossir selon les témoignages des riverains, de réoccuper des appartements désaffectés de la cité, en dépit du fait que les précédents occupants de ces logements ont été relogés. Un nouveau processus d’occupation des lieux a été ainsi amorcé, à l’instar de ce qui s’est produit au niveau du bidonville de la rue des Maquisards et de ceux de Djaballah ou de la cité Meskine à Oued El Had, dont les habitants réclament à présent leur relogement.                               

F. Raoui
 
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