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Fortes pluies à Constantine

La même histoire des inondations

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le 28.08.17 | 12h00 Réagissez

C’est devenu presque une coutume, ou plutôt la même histoire des inondations qui surviennent à Constantine chaque année, avec les orages du mois d’août, et dont on n’a jamais retenu les leçons.

Le constat des avaloirs bouchés, alors qu’ils devaient subir un curage durant l’été, et des réseaux d’évacuation des eaux pluviales aux défaillances avérées, a refait son apparition, en fin d’après-midi de samedi dernier, suite aux fortes pluies qui se sont abattues en moins d’une heure sur la ville et ses environs. Les services de la Protection civile ont été sollicités pour intervenir dans divers lieux, qui sont pratiquement classés comme des points noirs signalés régulièrement, mais qui n’ont jamais fait l’objet de la moindre mesure. C’est le cas du tunnel situé sur la RN5, à la sortie de la cité des Mimosas, menant vers la cité Boussouf, qui a été envahi par les eaux, et devenu par conséquent impraticable. L’eau a atteint une hauteur de 2m, selon un bilan des interventions de la Protection civile, dont les équipes ont mobilisé des moyens humains et matériels importants pour dégager la route.

Ce tunnel connaît la même situation, pratiquement chaque une année. Cela est devenu même prévisible, mais ne semble guère provoquer la moindre réaction de la part des services concernés de la commune et ceux des travaux publics, puisqu’il s’agit bien d’une route nationale à forte densité de circulation. C’est aussi le même cas pour la route située en contrebas de la cité Bentellis, et qui fait figure d’accès vers la gare routière est à partir du boulevard de la Soummam. Après la moindre averse, cette route devient une véritable mare, où il est impossible de circuler. Pour les automobilistes, ces routes sont devenues un calvaire, comme c’est le cas de l’axe passant à proximité du stade Hamlaoui, mais aussi celui situé en contrebas du Chalet des pins. La série noire a été vécue à la zone industrielle Palma, qui connaît une dégradation déplorable de son réseau routier.

Même la ligne du tramway a été affectée, causant l’arrêt momentané du trafic. Dans les quartiers périphériques, comme ceux de la banlieue nord, les inondations sont devenues la hantise des habitants, comme à Ziadia, Djebel Ouahch, Sarkina, Emir Abdelkader, Sakiet Sidi Youcef et Oued El Had, où circuler en voiture ou même à pied est une aventure risquée. Au centre-ville, ce n’est guère la joie. Le spectacle des immenses flaques d’eau à l’entrée du pont Sidi Rached est devenu coutumier. Samedi, alors que l’on n’a pas déploré, heureusement, de dégâts importants, les images des inondations du 25 août 2015 à la nouvelle ville Ali Mendjeli sont revenues à l’esprit. Une catastrophe qui avait causé 4 morts et des dégâts matériels très importants, mais qu’on a vite oubliée. On avait beau parler d’opération d’entretien des réseaux et de prévention contre ces situations, mais ce ne seront que des discours.   

Arslan Selmane
 
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