Régions Est Constantine
 

Le renouvellement de son autorisation refusé

La «cabine à livres» risque de disparaître

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le 22.06.17 | 12h00 Réagissez

 
	Deux membres du groupe qui est à l’origine de cette installation
Deux membres du groupe qui est à l’origine de cette...

L’installation d’une mini-bibliothèque aux abords de la maison de la culture Al Khalifa n’aura en définitive duré qu’un seul mois.

Le groupe de jeunes qui ont pris à bras le corps cette initiative n’arrive pas s’expliquer l’attitude du maire de Constantine qui vraisemblablement n’en veut plus. L’autorisation, d’une durée d’un mois, délivrée par ses soins est arrivée, hier, à expiration. Sollicité pour son renouvellement, le premier élu de la municipalité y a opposé une fin de non-recevoir. Selon Mossaâb, membre dudit groupe, «le maire nous a demandé d’enlever la cabine avant l’Aïd». Et pour quel motif ? «Il n’en a avancé aucun à notre camarade qui est allée le voir », a répondu notre interlocuteur. Une attitude pour le moins incompréhensible, car comment peut-on décourager une telle entreprise qui incite à la lecture et au partage des connaissances ? L’installation de ce genre de bibliothèque a vu le jour il y a quelques mois à Batna. Son  succès a fait des émules dans plusieurs autres villes du pays.

Le principe est simple, emprunter un livre pour le lire et remettre un autre en place. Un moyen facile et peu coûteux pour promouvoir la lecture. L’initiative qui a été largement médiatisée à travers les réseaux sociaux a séduit un groupe de six étudiants. Ils se sont emparés de cette idée et ont décidé de la concrétiser. Le 21 mai dernier, après l’obtention d’une autorisation en bonne et due forme des services municipaux, ils mettront en place leur «cabine à livres». De 120 livres, le contenu est passé à 160 en l’espace d’une semaine. Un engouement pour la lecture qui ne peut que réjouir tout un chacun dans une conjoncture numérique où le support manuscrit est délaissé. Mais le satisfecit était de courte durée, le meuble fut saccagé et les livres disparurent. Il n’en restait que cinq «Nous avons lancé un appel à travers les ondes de la radio locale pour que soit restitué l’ensemble des bouquins subtilisés», dira Mossaâb. A priori, cet appel a eu un certain écho «48 livres réapparaissent, comme par enchantement, même la vitre brisée a été réparée, et nous ignorons jusqu’alors qui en sont les auteurs», précisera-t-il. Aujourd’hui, tous ces efforts sont réduits à néant à cause d’une autorisation que le premier magistrat de la ville refuse de renouveler. «A Batna et Jijel, pour ne citer que ces villes, les autorisations sont devenues permanentes», indiquera cet étudiant. Mais l’élan de ces jeunes est-il pour autant freiné ? Peut être pas. Alors où nous mettons sous presse, nous avons appris que la situation pourrait évoluer positivement. Approché par des citoyens impliqués dans la vie associative, un adjoint au maire aurait promis de délivrer la fameuse autorisation après les fêtes de l’Aïd.

N. D.
 
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