Régions Est Constantine
 

Trois mois après l’incendie de Rahbet Ledjmal

L’anarchie règne toujours

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le 31.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Les autorités sont appelées à être plus fermes
Les autorités sont appelées à être plus fermes

Il y a trois mois, presque jour pour jour,  dans la soirée de dimanche 28 mai 2017, un important incendie s’est déclaré dans un centre commercial à la place Benhammadi Mohamed Ameziane, plus connue par Rahbet Ledjmal (place des Chameaux).

D’importants dégâts ont été signalés dans un lieu marqué par une anarchie urbanistique, où les bazars naissent et fleurissent en violation de la réglementation, notamment pour un site faisant partie du périmètre de la vieille médina, classé patrimoine national. Les services de la Protection civile avaient évoqué aussi les difficultés rencontrées lors de l’intervention. Personne n’ignore que Rahbet Ledjmal est un des hauts lieux du commerce informel à Constantine. Un espace squatté à longueur de journée par des foules de jeunes vendeurs qui ont fini pas squatter même la voie publique.

Cet incident avait été saisi pour chasser ces vendeurs informels, qui ne cessent de causer des désagréments pour les passants et même pour les travailleurs des institutions situées sur la place du 1er Novembre 1954 (La Brèche). Sur la place des Chameaux, l’activité avait repris dans le centre commercial, dont une grande partie avait été ravagée par les flammes. A l’intérieur, de nombreux locaux sont ouverts au sous-sol et au rez-de-chaussée, mais les deux autres étages sont encore fermés. Les traces du sinistre sont encore visibles et les travaux de rénovation sont en cours. Ce centre commercial est en réalité une vieille bâtisse coloniale devenue en quelques années un grand bazar.

Trois mois après, nous sommes revenus sur les lieux, où pratiquement rien n’a changé. Les vieux réflexes ont toujours la peau dure. Hier encore, les escaliers du Théâtre régional de la ville étaient investis par des nuées de badauds, ceux qui n’ont rien à faire de leur journée, mais ceux aussi qui se sont spécialisés dans le commerce florissant des canaris et des chardonnerets. Un décor qui n’est pas beau à voir, surtout sur ces marches salies par toutes sortes de déchets. A l’entrée de la rue Rachid Hanoune, située entre le TRC et le siège de la BNA, et quoiqu’une barrière métallique ait été installée pour empêcher le débordement de la foule, avec une présence permanente des agents de l’ordre, c’est une anarchie indescriptible qui y règne.

Cette artère est devenue un marché à ciel ouvert, où des bicoques de vendeurs de téléphones portables, et autres étals de fortune de prêt-à-porter sont installés au milieu de la chaussée. La circulation est très difficile. On imagine déjà ce qui pourrait se passer en cas de sinistre, ce qui pourrait rendre encore plus difficile une intervention de la Protection civile. De leur côté, les cambistes sont encore présents sur la place, en dépit de toutes les sorties opérées par la police, il y a quelques semaines. Leur activité continue toujours. Sur le côté, à la rue des Frères Ahsane, la foule des vendeurs informels ne semble guère inquiétée, en ces journées précédant la fête de l’Aïd El Adha, où l’activité commerciale atteint ses pics, par une chaleur étouffante. La circulation automobile et piétonne devient un véritable calvaire. En fin de compte, tout ce qui a été fait, il y a trois mois, n’était qu’une mesure circonstancielle.
Les conditions d’un désastre persistent toujours à Rahbet Ledjmal. Les autorités de la wilaya sont appelées à agir fermement pour prévenir une catastrophe.                                                                      

Arslan Selmane
 
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