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Erreurs sur les plaques de rues à Constantine

Des enfants de chouhada s’insurgent

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le 19.11.17 | 12h00 Réagissez

L’administration locale a décidé il y a près d’une année d’enlever les anciennes plaques de rues pour les remplacer par un modèle standardisé de baptisation des rues, jardins et places publics à Constantine.

Une opération qui s’avérait nécessaire, vu l’état de dégradation de ces anciennes plaques. Mais l’initiative, salutaire au demeurant, ne s’est pas déroulée comme prévu. Des centaines de ces plaques (on parle de plus de quatre cents) comportaient en effet des erreurs. Des noms de chouhada et de personnalités historiques ont été ainsi écornés, leurs dates de naissance et de décès comportaient des erreurs et même des prénoms, comme celui de Raymonde Peshard, dont la plaque est située au centre-ville et le nom masculinisé. Des erreurs que les proches de ces chouhada, et il faut les comprendre, n’ont pas appréciées.

Certaines de ces familles ont donc exigé que les plaques portant des erreurs sur les noms de leurs proches soient corrigées. C’est le cas des enfants du chahid Benlazreg Brahim, dont la rue jouxtant la prison du Coudiat porte le nom, lesquels ont constaté lors de la pose des nouvelles plaques, au début de l’année, qu’une erreur s’était «glissée» dans l’écriture du nom de leur défunt père. Ils ont donc demandé à l’administration concernée d’enlever les plaques pour qu’elles soient corrigées. Ce qui a été fait, selon Mouloud Benlazreg, le fils aîné du chahid, puisque celles-ci ont été enlevées en janvier, mais n’ont toutefois toujours pas été remplacées, nous a-t-il affirmé.

Ce dernier précise d’autre part que toutes les démarches entreprises auprès de l’ANEP, organisme chargé de confectionner ces plaques, et auprès des services de la commune, notamment du délégué du secteur urbain de Bellevue, pour qu’elles soient remises à leurs places, n’ont toujours pas abouti en dépit des promesses des uns et des autres de régler au plus vite la question. Une situation que déplorent les enfants du chahid, qui s’interrogent sur le peu de cas dont fait preuve l’administration locale quand il s’agit de rendre hommage aux milliers de chouhada qui se sont sacrifiés pour que l’Algérie recouvre sa liberté.         

F. Raoui
 
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