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Club hippique de Constantine

Des adhérents menacés d’expulsion

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le 28.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	L’activité équestre est de moins en moins présente au club
L’activité équestre est de moins en moins...

Une OPA est opérée, en toute impunité, sur un lieu qui appartient à la ville. Un lieu idéalement situé et qui s’étale sur un terrain de quatre hectares et demi. De quoi susciter des convoitises.

 

La crise qui secoue le centre hippique de Constantine pénalisant les chevaux et leurs propriétaires, vient de franchir un nouveau palier dans l’action d’intimidation engagée par l’administration du club, l’Office omnisports de wilaya (OPOW), mais aussi la direction de la jeunesse et des sports (DJS), excusez du peu, à l’égard des adhérents du club.

Nous avons appris, en effet, hier, que certains parmi ces derniers ont reçu des convocations pour comparaître devant la justice pour des faits liés à cette affaire. Pour rappel, le climat délétère qui règne actuellement au club hippique de Constantine ne date pas d’hier.

La situation n’a eu de cesse de se compliquer ces derniers mois, après des décisions abusives prises à l’encontre des adhérents par l’association qui gère le club, notamment lorsque les adhérents ont dénoncé au mois de décembre de l’année passée des travaux d’aménagement illicites au sein du centre.

Des travaux menés par l’association, qui consistaient, rappelons-le, à exploiter une partie du centre (notamment les écuries), pour réaliser un projet commercial privé. Un terrain de foot que les jeunes de la cité Boussouf utilisaient a été complètement rasé dans la foulée par ladite association sans aucune autorisation. Et aussi étrange que cela puisse paraître, les initiateurs de ce projet d’investissement, coupables de destruction de biens publics, n’ont fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire !

Cette transgression flagrante et impunie des lois découle d’une stratégie d’OPA opérée sur le club hippique avec la complicité de l’administration. «L’association actuelle a été donc créée après la tenue d’une assemblée générale ordinaire. Mais en l’absence des membres fondateurs du club, sans l’affichage de la date et sans que le quorum soit atteint, car n’étaient présents à cette assemblée que cinq de ses membres», nous a affirmé un propriétaire de chevaux membre du club, en soulignant que tout a été planifié en catimini.

L’ancien wali, Kamel Abbes, avait tenté à l’époque de redresser le tort en proposant aux adhérents abusés de créer une nouvelle association et en suspendant les travaux à l’intérieur du centre. Il avait également soustrait la gestion des lieux à la DJS, suspectée d’intelligence avec les nouveaux maîtres des lieux, en les confiant à l’OPOW. Les membres du club avaient donc déposé un dossier pour la création d’une nouvelle association comme le leur avait proposé par un écrit, dont nous détenons d’ailleurs une copie, l’ex-wali, Kamel Abbes, mais cette demande est toujours bloquée.

Une situation qui ne trouve pas d’explications, sachant que toutes les réserves ont été levées. Les services de la DRAG ont-ils reçu des instructions pour bloquer le dossier ? Dans quel intérêt ? Et surtout au bénéfice de quelle partie ? Quand on sait que le président de l’association qui gère le club est un membre influent de la Fédération des chefs d’entreprises (FCE), la réponse paraît évidente. Les membres du club se retrouvent aujourd’hui dans une position très délicate, menacés d’expulsion, alors qu’ils ont été victimes de graves dépassements, et ce, pour avoir osé dénoncer les pratiques douteuses de la part des gérants du club.

C’est ce que craint l’un des fondateurs: «C’est un travail de sape que l’administration mène contre nous afin qu’on abandonne les lieux. Quels intérêts défendent la DRAG, l’OPOW ou la DJS? Nous avons une vingtaine de chevaux de compétition et de race que nous devons garder dans des conditions convenables. Mais sous prétexte que nous ne possédons pas d’agrément, notre demande de création d’une association, ayant été bloquée par la DRAG, l’OPOW exige que nous libérions les lieux.

Nous lançons à ce titre un appel au wali de Constantine afin qu’il intervienne pour mettre fin à tout cela et rétablisse chacun dans son bon droit.» Le problème du club hippique de Constantine a pris donc une autre dimension. Il n’est plus question de sport, mais d’intérêts occultes, liés au terrain qu’il occupe.

Ceux qui actionnent les institutions sont apparemment très puissants pour oser lancer une OPA, en toute impunité, sur un lieu qui appartient à tous les habitants de la ville. Un lieu d’ailleurs idéalement situé et qui s’étale sur un terrain de quatre hectares et demi. De quoi susciter beaucoup de convoitise.
                            

F. Raoui
 
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