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Des chantiers traînent depuis des années

Ces échafaudages qui défigurent la vieille ville

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le 28.11.17 | 12h00 Réagissez

 
	A la rue Mellah Slimane, le décor se passe de tout commentaire  
A la rue Mellah Slimane, le décor se passe de tout...

Dès qu’il fait les premiers pas au lieudit Bab El Djabia, juste à l’entrée du pont Sidi Rached, pour entamer la rue Mellah Slimane, le visiteur de la vieille ville de Constantine est choqué par cette «forêt» de barres de fer dressées contre les murs de plusieurs maisons.

Des échafaudages devenus comme un décor moche et imposant, qui a fermé toutes les perspectives et défiguré une grande partie du patrimoine de la ville. Ce constat amer est la conséquence de tous ces chantiers lancés depuis dix ans, dans le cadre d’une première opération de réhabilitation de quelques pâtés de maisons, puis lors de l’événement culturel de 2015, mais qui finiront par un échec. Si l’opération a été abandonnée depuis longtemps, laissant les propriétaires des maisons dans l’expectative, elle aura d’autres retombées sur le paysage, qui reflète l’image d’une ville au «visage balafré». «Nous craignons toujours les effondrements à cause de ces chantiers qui n’ont jamais été achevés, car à chaque averse c’est l’alerte et les agents de la Protection civile de l’unité Boumaza, se trouvant à côté sont sur le qui-vive», nous révèle un commerçant de la rue Mellah. «Plusieurs effondrements ont été enregistrés ces dernières années, faisant même des victimes parmi les passants», poursuit son voisin.

C’est un malaise profond que nous avons perçu lors d’une tournée, hier, dans les différents quartiers où les habitants n’ont cessé de dénoncer ce qu’ils qualifient de «véritable gabegie».

L’exemple parfait est celui de la maison de la rue Abdellah Bey, plus connue sous le nom de «Dar El M’zabi», située près de la mosquée Sidi Moghrof. La bâtisse, qui devait être réhabilitée il y a dix ans, a été complètement abandonnée. Elle subira de graves dégradations et son échafaudage est devenu une menace pour les passants. A l’extrémité de la rue Mellah Slimane et en allant vers la rue Larbi Ben M’hidi, on est frappé par ce triste décor installé dans la durée à la rue Saïd Bentchicou, dans le quartier d’Echatt. «Notre quartier est devenu méconnaissable après que les entreprises qui ont réalisé les travaux du réseau d’eau ont emporté les dernières pierres du pavé», s’indigne un riverain. Ces images désolantes et stressantes sont présentes à la rue des Frères Barrama, dans le quartier de Sidi Bouannaba, où sont installés les bouquinistes. Mais on les retrouve aussi de l’autre côté de la rue Larbi Ben M’hidi en allant vers les quartiers de Rcif et de Djezzarine. Là, c’est le top.

Toute la rue Hadj Aïssa Brahim, reliant la rue Bouali Saïd (ex-Casanova) et la rue Rouag Amar (Rcif) est envahie par une succession d’échafaudages, devenus la hantise des résidants. Ces derniers avaient déjà saisi l’ex-wali pour leur démontage après avoir été victimes de plusieurs vols commis à l’intérieur de leurs domiciles. «Alors que les entreprises chargées des travaux n’ont jamais donné signe de vie depuis plusieurs mois, ces échafaudages sont devenus un moyen facile pour les malfaiteurs qui peuvent escalader ces barres de fer et se retrouver à l’intérieur des appartements», révèle un riverain. En dépit de toutes leurs tentatives, les requêtes des habitants sont restées lettre morte.

Arslan Selmane
 
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