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Secteurs urbains

Cacophonie au service de l’état civil

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le 18.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	 Pour délivrer aux citoyens un extrait d’acte de naissance au secteur de Sidi Rached, il faut quatre personnes. Le premier pour le saisir à l’ordinateur, le second pour le signer, le troisième pour apposer deux cachets humides et le dernier qui se chargera de le remettre à la criée.
 Pour délivrer aux citoyens un extrait d’acte de...

Les désagréments que les Constantinois subissent ces derniers jours au service de l’état civil dans certains secteurs urbains en disent long sur l’anarchie et la cacophonie qui règnent dans ces lieux.

Mardi, nous avons été témoins d’une scène quelque peu burlesque au secteur de Sidi Rached. Vers 10 h, devant le guichet, une longue file de citoyens attend pour se voir délivrer un acte de naissance, quand soudain le «service» s’arrête. Motif : une pénurie de papier extra.

En quelques minutes, la préposée au guichet trouve le moyen pour décamper. L’attente dure et les gens commencent à s’impatienter. Il n’y a même pas le moindre interlocuteur pour les rassurer. «C’est inadmissible ce qui se passe dans ce service, on nous bloque à cause d’une pénurie de papier, alors que les responsables doivent prendre leurs dispositions pour prévoir ce genre de situation», s’insurge un quinquagénaire. En face d’un guichet déserté et un bureau vide, c’est le silence radio. «Patientez un moment, on a chargé quelqu’un d’aller ramener les rames de papier de la zone industrielle», répond un agent apostrophé au passage. Commentaires ironiques dans la file d’attente. Les impatients commencent à se retirer. Seuls les plus tenaces résistent. L’un d’eux a pris l’initiative d’aller chercher un paquet de papier auprès d’un autre guichet pour supplier la préposée au guichet de reprendre son poste. Niet catégorique. «C’est interdit monsieur, je dois avoir l’autorisation de mon responsable», répond-elle. Encore des commentaires ironiques dans la file d’attente. Les minutes passent et la colère monte.

Un responsable de bureau est venu rassurer la foule. «Je suis venu de la nouvelle ville Ali Mendjeli jusqu’à Constantine à cause de cette pénurie de papier, et je me retrouve ici face au même problème», se plaint un jeune. «Moi j’étais au secteur urbain de la cité des Mûriers pour un acte de naissance et on m’a dit que l’imprimante était en panne, c’est vraiment drôle ce qui passe dans ces administrations», lui répond un autre. Une demi-heure après, les feuilles de papier arrivent.

C’est le soulagement. Au moment où l’on ne cesse de parler des vertus de «l’administration électronique», les vieilles méthodes de gestion semblent avoir la peau très dure dans certains services municipaux. Ainsi, pour délivrer aux citoyens un extrait de l’acte de naissance au secteur de Sidi Rached, il faut quatre personnes. Le premier pour le saisir à l’ordinateur, le second pour le signer, le troisième pour apposer deux cachets humides et le dernier qui se chargera de le remettre à la criée. Résultat des courses: il faut attendre 40 minutes pour l’avoir. Moralité de l’histoire, un jour viendra où le citoyen devra ramener du papier pour avoir des documents administratifs, comme on lui a demandé à l’hôpital de ramener le fil chirurgical, les pansements et autres consommables pour son malade.

Arslan Selmane
 
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