Régions Est Biskra
 

Rapatriement de familles subsahariennes

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le 02.12.17 | 12h00 Réagissez


Depuis quelques jours, des familles de migrants subsahariens éparses sur le territoire de la wilaya de Biskra où elles végètent depuis des mois dans de dures conditions de vie et s’adonnent principalement à la mendicité pour subvenir à leurs besoins, sont rassemblées par les services de la sûreté nationale secondés par les agents de la Protection civile et les bénévoles du Croissant-Rouge algérien et sont transférées vers le centre d’hébergement de cette dernière organisation humanitaire, situé prés du parc communal de la zone d’équipement et des activités de Biskra.

Composées essentiellement de femmes et d’enfants, dont des bébés en bas âge et de quelques vieux hommes, car la majorité des jeunes et des maris seraient partis tenter leur chance vers le nord, a-t-on appris d’une source requérant l’anonymat, ces familles déracinées, décomposées, déguenillées, à la recherche d’une vie meilleure, seront rapatriées vers leurs pays d’origine, à savoir le Niger et le Mali.

Alors que la Reine des Ziban était illuminée de mille feux d’artifice à l’occasion du Mawled Ennabaoui, des bus affrétés par les pouvoirs publics et transportant un premier contingent de ces migrants ont pris, jeudi soir, la route à destination de Tamanrasset, première étape du périple de retour vers leurs pays respectifs de ces gens que le sort ballotte d’un pays à un autre. Même si cette opération est marquée du sceau de la confidentialité, de la discrétion, voire du secret pour des raisons non divulguées, nous avons pu constater que ces familles faisaient triste mine et que leurs cœurs n’étaient visiblement pas à la fête.

Des repas chauds leur ont été offerts par le C-RA, et des médecins ont procédé à des consultations médicales. À noter que cette opération de rapatriement des migrants africains est menée en coordination et avec l’accord des gouvernements malien et nigérien et est exclusivement financée par l’Algérie que ce problème met dans l’embarras, souligne-t-on.

En effet, du fait de l’arrivée massive des communautés subsahariennes, qui ont investi les grandes villes, ces dernières années, des polémiques ont embrasé la blogosphère, les cercles politiques et les familles algériennes se déchirant quant à la nécessité de les renvoyer chez eux ou de les intégrer dans le tissu social en scolarisant les enfants et en permettant aux adultes de pouvoir travailler et de bénéficier de logements décents, de soins médicaux et d’une couverture sociale, comme préconisé par la Charte internationale des droits de l’homme entérinée par l’Algérie garantissant la dignité à laquelle tout être humain ne peut être soustrait quelles que soient son origine, sa nationalité, sa couleur de peau, sa religion ou sa condition socioéconomique.  

Hafedh Moussaoui
 
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