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Nouvelles de Biskra

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le 06.06.17 | 12h00 Réagissez


- Des ruelles squattées par les commerçants

Les habitants de haï Kablouti, situé entre l’avenue Zaâtcha et les quartiers commerçants d’El Boukhari et de Zgag Ben Ramdhane, vivent, selon eux, un nouveau mois de Ramadhan «exaspérant et intolérable» avec les cris et les injures des commerçants sortant leurs étals sur la voie publique et faisant du tapage nocturne jusqu’à des heures tardives, sans la moindre considération pour le voisinage et les personnes âgées, les bébés et les malades.

«Les commerçants se permettent tout pendant ce mois de piété. Ils profitent du relâchement général des autorités compétentes et accaparent les espaces publics sans vergogne. La ruelle où j’habite, juste en face du 2e siège de la Sûreté nationale, naguère paisible devient impraticable parce qu’un vendeur de jouets dépose sa marchandise devant sa boutique et pire, qu’un confectionneur de zlabia sort carrément ses fours et ses présentoirs sur la route. Les odeurs d’huile brûlée et les émanations nous indisposent, mais à qui le dire ?

De plus, il a placé une immense bâche de part et d’autre de la rue pour se protéger du soleil. Je lui ai parlé des désagréments que son activité entraîne sur les voisins. Il a répondu que le mois de Ramadhan était le seul mois de l’année où il pouvait thésauriser et qu’il ne fallait pas l’envier. Chacun fait à sa guise sans se soucier des lois, tandis que ceux qui sont chargés de les faire appliquer brillent par leur absence», raconte S.Toufik, un habitant de Kablouti. Dans ce lieu, le commerce informel, les dépassements des commerçants et les entorses à la réglementation régissant le secteur commercial font légion, au grand dam des citoyens aspirant juste à un peu de calme dans leur quartier.

- Du café périmé dans des couffins de Ramadhan

Des bénéficiaires à Biskra de l’opération de solidarité  dite couffin du Ramadhan, consistant à distribuer des denrées alimentaires aux nécessiteux, signalent avoir reçu des lots incomplets, constitués de café impropre à la consommation ou diminués de la moitié de la quantité de sucre prévue.

D’autres, se disant en droit de recevoir un de ses lots constitués de produits alimentaires de base, crient à l’exclusion, malgré leur situation difficile. Avertis, les responsables de l’APC en charge de cette opération et les services de lutte contre les fraudes de la direction du commerce ont constaté les faits et procédé, dernièrement en présence d’un huissier de justice, à l’incinération d’une grosse quantité de café périmé (1673 boites) retournée par les bénéficiaires ou retrouvée au dépôt du fournisseur.

Le PV de constatation aurait été transmis à la justice afin de demander aux fournisseurs des comptes sur les anomalies avérées, a-t-on appris. Pour rappel, l’APC de Biskra a débloqué 1,5 milliard de centimes pour cette opération. Beaucoup de commerçants locaux avaient déposé leurs dossiers de soumissionnaires, mais c’est un grossiste de Boumerdes qui avait remporté le marché à leur grand dépit.

- Les usagers de la route invités à rompre le jeûne

Comme de coutume depuis maintenant quelques années, les usagers de la route empruntant la RN3 à la sortie nord de Biskra, - surpris au moment de la rupture du jeûne, se sont vu conviés, vendredi dernier, à s’attabler, sous une tente spécialement levée, et à partager un ftour complet avec les agents de la circulation routière de la sûreté de Biskra au niveau du point de contrôle fixe de la route de Batna.

Entrant dans le cadre d’un plan de la DGSN, visant au rapprochement entre les citoyens en général, et particulièrement entre les usagers de la route avec les agents de cette institution et à développer les notions de police de proximité, cette opération a connu un vif succès, a-t-on constaté.

«Outre ce repas partagé entre conducteurs qui le souhaitent et policiers, nos agents procèdent à une distribution de dépliants montrant les ravages des accidents de la route, et rappelant les règles de sécurité à respecter afin d’éviter des drames et ils s’entretiennent avec les chauffeurs pour les inciter à une conduite sereine et respectueuse des règles. Les statistiques démontrent que la majorité des accidents survenant durant le Ramadhan se produisent quelques minutes avant le f’tour où pendant», a commenté Saïd Mouas, commissaire principal, responsable de la cellule de communication de la sûreté de Biskra.                                                                        

Hafedh Moussaoui
 
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