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Assèchement des puits et manque d’eau d’irrigation à Biskra

Des palmeraies meurent de soif dans l’indifférence

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le 17.05.17 | 12h00 Réagissez

 
	Plus de 40 000 palmiers dattiers sont en péril
Plus de 40 000 palmiers dattiers sont en péril


Al’orée de la saison estivale, synonyme de grandes chaleurs et d’augmentation des besoins des agriculteurs en eau d’irrigation, les producteurs de dattes de plusieurs localités des Zibans-ouest sont visiblement inquiets et mus par une indicible colère. Ils se plaignent de l’assèchement des puits et du manque d’eau d’irrigation, menaçant quelque 88 000  palmiers dattiers.

Ainsi, les oasis de Bigou, M’lili, Sehira, Mekhadma et bien d’autres localités, anciennement réputées pour leurs jardins luxuriants et leurs palmeraies florissantes produisant d’excellentes dattes de toutes les variétés, des figues, des grenades, du raisin, des abricots, des mûres et du melon, se meurent dans l’indifférence totale des pouvoirs publics, se lamentent des agriculteurs et phœniciculteurs encore attachés à leurs terres.

«Plus de 40 000 palmiers sont en danger de mort à cause du manque d’eau. Les autorités de l’APC, de la direction de l’hydraulique et des services agricoles, avisées depuis des années sont au courant du problème, sans que des mesures  soient prises pour redonner vie aux palmeraies, dont les stipes et les palmes se dessèchent et jaunissent à vue d’œil depuis que Aïn Khadidja, dans la commune de Farfar, se tarit inexorablement et que ses eaux n’arrivent plus à Sehira», témoigne un habitant de cette localité située à 4 km du siège de la commune de Lioua, à laquelle elle est administrativement rattachée.

A noter que des dizaines de familles ont préféré quitter les lieux pour aller s’installer à Biskra ou ailleurs. Ceux qui résistent encore aux sirènes de l’exode rural lancent un appel  désespéré aux autorités locales pour les aider à redonner vie aux anciennes exploitations agricoles et à valoriser les immenses terres arables encore disponibles. L’oued M’lili, éponyme du village ancestral, est cruellement sec. «Ses eaux, qui irriguaient les palmeraies et alimentaient l’impétueux oued Jdai, font désormais partie de l’histoire ancienne», se morfond un vieil agriculteur de la région,  tandis qu’un autre se demande : «Qui a entendu parler de Bigou ?». 

Celui-ci est un village séculaire en voie de disparition, car il n’y a plus d’eau et ses jardins dépérissent en dépit de la résistance légendaire des palmiers dattiers pouvant supporter des températures extrêmes pourvu que leurs racines baignent dans une mare d’eau. «Tout le monde est au courant de nos déboires, mais les solutions tardent à venir», ajoute un autre agriculteur, qui n’a jamais quitté son village natal. Tous demandent un plan d’urgence pour forer des puits albiens et redonner santé et vigueur aux palmeraies des Zibans dont dépendent non seulement l’avenir de milliers de familles, mais aussi une part importante de l’économie nationale. 

Hafedh Moussaoui
 
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