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Célébration de la journée mondiale des toilettes à Biskra

Des lieux qui font cruellement défaut dans les villes

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le 18.12.17 | 12h00 Réagissez

L’installation de vespasiennes est plus qu’une nécessité, surtout pour une certaine catégorie de personnes, qui risquent de développer des pathologies dues à la rétention de l’urine.

Imams, scientifiques, enseignants universitaires, médecins et architectes se sont réunis, dimanche, à la maison de la culture Redha Houhou de Biskra afin de mettre en avant l’importance et la nécessité de mettre à la disposition des passants, des touristes et des habitants de la Reine des Ziban des lieux d’aisance publics.

Organisée par l’Association des véritables amis de Biskra (AVAB) dans le sillage de la «Journée mondiale des toilettes» célébrée le 19 novembre de chaque année depuis 2013, cette rencontre ouverte au public «vise à sensibiliser les autorités publiques et la population sur ce fléau que représente l’absence de vespasiennes dignes de ce nom à Biskra», a dit Hadj Badri Djoudi, président de l’AVAB.

En partenaire social militant pour la promotion de la Reine des Ziban dans tous les domaines, cette association a programmé cette journée d’étude et de communication pour la date internationale, mais les élections l’ont obligée à la décaler, a-t-il été expliqué. Les membres de l’AVAB espèrent néanmoins qu’elle aura l’écho attendu auprès des décideurs, car, selon leurs constatations, l’absence de toilettes publiques devient une tare sociétale ayant de graves conséquences sur l’environnement urbain, la santé publique et le vécu des habitants et des visiteurs de Biskra.

«En l’absence de toilettes publiques, les gens peuvent mourir en développant des pathologies, surtout au niveau des établissements scolaires. A Biskra, il y a quelques vespasiennes, mais elles ne répondent pas aux normes modernes. La responsabilité est diluée. On ne sait pas qui est responsable de la réalisation et de la gestion  des toilettes publiques», a souligné Badis Karim Sekkaï, médecin urologue.

«Il est impératif et nécessaire d’implanter des vespasiennes à Biskra, car la rétention urinaire et le péril fécal représentent un risque sérieux sur la santé publique et l’environnement urbain. Il faut redorer le blason de la Reine des Ziban souffrant d’un manque cruel de lieux d’aisance et notamment pour les femmes», a ajouté Slimane Gasbaïa, médecin connu de l’hôpital Hakim Saâdane de Biskra et membre de l’association citée.

A noter qu’un concours d’architecture appelé «Prix d’architecture Boulanouar», portant sur le thème de cette journée, sera lancé sur l’initiative du professeur en architecture de l’UMK, Yacine Badri, avec le soutien de la direction de l’environnement de Biskra, qui a sponsorisé cette rencontre et qui compte lancer des «Clubs d’hygiène» dans les écoles de la wilaya de Biskra, a-t-on appris. «La commune de Biskra a acquis 9 vespasiennes ultramodernes.

Conformément au règlement régissant les adjudications publiques, 4 ont été attribuées, mais seulement 2 ont été installées et sont fonctionnelles. Les autres pâtissent de problèmes techniques pour les raccorder au réseau d’évacuation des eaux usées. Notre souhait est de faire de Biskra, une ville touristique, agréable et dotée de toutes les commodités», a précisé Azzedine Slimani, président de l’APC dernièrement réélu.     
 

Hafedh Moussaoui
 
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