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Ali Serraoui. Promoteur des «Jardins des Ziban»

«Ce projet n’a bénéficié d’aucun dinar des deniers de l’État»

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le 26.08.17 | 12h00 Réagissez

Né le 11 septembre 1952 à M’Chouneche à 30 km au nord-est de Biskra, Ali Serraoui est le PDG du Groupe éponyme qui a lancé le projet des « Jardins des Ziban ». Il s’est confié à El Watan à l’occasion de l’ouverture de l’Aquaparc qui n’est qu’une partie du projet, qualifié de pharaonique par des observateurs avisés.

Que ressentez-vous en cette journée historique ?

Je ressens de la fierté, du soulagement, de l’appréhension, mais aussi beaucoup de satisfaction. Ce n’est pas facile d’investir chez nous et notamment dans le sud du pays. C’est l’aboutissement d’un immense effort continu de plusieurs années et d’un lourd investissement de 4 000 milliards de centimes provenant à 70 % du Groupe Serraoui et 30% de Bank El Khalidj du Koweït. Ce projet n’a bénéficié d’aucun dinar des deniers de l’État, car les banques publiques algériennes sont réticentes à soutenir et à accompagner les vrais investisseurs, comme si nous n’avions pas le droit de réussir dans notre pays. La population algérienne a le droit de vivre comme ses voisins et de profiter de toutes les commodités et infrastructures modernes de distraction et de loisirs. Les familles et les enfants reviennent éblouis de leur voyage à l’étranger et notre ambition est de leur offrir des infrastructures, des services et des séjours à la hauteur de leurs attentes. 

Comment ce projet vous est-il venu à l’esprit ?

C’est un rêve qui est en train de se réaliser. Après avoir remarqué que les Algériens étaient assoiffés de loisirs et privés de véritables infrastructures touristiques aux normes internationales, et qu’ils se dirigeaient vers des pays étrangers pour trouver repos, sécurité et bien-être et des structures répondant à leurs aspirations, nous avons, avec une société allemande, réalisé une étude de marché et de faisabilité et avons décidé de nous lancer dans ce projet pour le bien de la région, mais aussi de tout le pays. Il n’y a pas que les fonctionnaires et les commis de l’État qui aiment ce pays. Le secteur du privé est aussi patriotique et les investisseurs pourraient faire des miracles pourvu qu’on les débride et qu’on leur fasse confiance. Je dénonce les rumeurs infondées propagées par quelques cercles pernicieux déclarant que le Groupe Serraoui a spolié des terres domaniales et utilisé des deniers publics pour la réalisation de ce projet.   

Quels ont été les obstacles affrontés ?

 C’est un véritable parcours du combattant auquel sont inexplicablement soumis les investisseurs dans notre pays. Nous avons subi des blocages de tous ordres de la part de plusieurs administrations et départements étatiques en dépit de nos dossiers parfaitement ficelés, mais il faut savoir qu’il n’y a pas que le Groupe Serraoui qui pâtit de cette situation. Un ancien wali de Biskra, actuellement parti à la retraite, a tout fait pour paralyser ce projet. Malgré les recommandations du Premier ministre de l’époque, Abdelmalek Sellal, d’aider et de soutenir les investisseurs dans les zones du sud du pays, il en a fait une affaire personnelle, allant jusqu’à la diffamation, aux propos mensongers sur la santé financière de notre Groupe, qu’il a injustement accusé de malversation. À ce propos, je tiens à remercier Mohamed Hamidou,  nommé à la tête de la wilaya de Biskra après lui et l’actuel wali de Biskra, Ahmed Kerroum, qui ont ouvert leurs portes aux investisseurs et ont œuvré dans le cadre de leurs prérogatives pour aider à la concrétisation de gros projets dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et du tourisme.


Quand ce projet sera-t-il complètement achevé ?

Nous accusons déjà un retard d’environ deux années, mais il semble qu’avec l’entrée en activité de l’Aquaparc et le soutien de la wilaya et de l’APC de Biskra, lesquels sont encourageants, les travaux de réalisation des hôtels, de 100 villas, des studios de cinéma, des salles de projection, de l’Institut des métiers du tourisme et des aires pour la pratique de plusieurs sports seront incessamment lancés.

Dans deux ans environ, tout le projet sera achevé avec le recrutement de dizaines d’universitaires pour constituer les personnels de maintenance, de réception, de sécurité, de restauration et d’accompagnement des visiteurs et des touristes. Avec l’arrivée de ce wali à Biskra, je suis franchement optimiste quant à la suite du parcours. Je demande seulement aux responsables administratifs et aux directeurs des banques algériennes de faire confiance aux investisseurs locaux et d’œuvrer tous ensemble à faire de notre pays un pôle touristique, un secteur encore vierge et dont les retombées socioéconomiques sont inestimables.
 

Hafedh Moussaoui
 
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