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Festival national du théâtre amazigh

Une manifestation au goût amer

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le 18.12.17 | 12h00 Réagissez

Les moyens financiers alloués à cet événement ne permettaient pas d’héberger les festivaliers, et du coup aucun débat n’a été organisé.

La 9e édition du Festival national du théâtre amazigh a été clôturée vendredi avec une pointe d’amertume, ressentie tant par le public que par les participants. La réduction drastique du budget a, semble-t-il, été la cause principale, et pour preuve, les concurrents devaient décamper juste après leurs représentations. Les moyens financiers alloués à la manifestation ne permettaient pas d’héberger les festivaliers, et du coup, aucun débat n’a été organisé.

Par ailleurs, le jury a dépassé ses prérogatives et au lieu de juger la prestation sur scène, il a endossé le rôle de censeur et a failli générer l’irréparable. En effet, lors du passage de la troupe Iwal, unique représentant le théâtre régional de Batna, les membres du jury auraient trouvé que le texte de la comédie musicale réalisée par un musicien connu dans les Aurès, Messaoud Nedjahi, ne convenait pas à leurs convictions.

La problématique concernait un passage où les comédiens relataient les vérités sur la confrontation entre Okba et Axel, ou bien certains passages tirés du texte de Kateb Yacine, Mohamed prends ta valise, en hommage au grand dramaturge. De l’avis de plusieurs participants et du public, la troupe méritait le Prix de la meilleure composition musicale, mais…passons.

L’autre aspect qui a entaché le festival, et pas des moindres, était l’absence des différentes variantes linguistiques, tels le targui et le mozabite, puisque les troupes du Sud n’avaient pas les moyens de faire le déplacement. Les troupes de Tizi Ouzou et de Béjaïa ont donc occupé la scène.

La programmation des représentations à 14 h, durant les jours de la semaine, ainsi que l’absence d’affichage pour informer le public, étaient les autres points noirs qui ont empêché la présence d’une assistance nombreuse. Voilà un autre acquis culturel qui est sacrifié à cause des mauvais choix de la tutelle.                                   

Lounes Gribissa
 
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