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Rentrée scolaire à Batna

Surcharge des classes et manque de personnel

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le 10.09.17 | 12h00 Réagissez

 
	  L’arrière-cour du collège qui servira de stade pour les activités sportives
  L’arrière-cour du collège qui servira de stade...


Les vacances d’été sont passées et la réalité du collège Saâd Merazga, situé route de Tazoult (Batna), est toujours la même. Bien que l’établissement dispose de 4 nouvelles classes, la surcharge, même à peine perceptible, est encore là. Plus de 1330 élèves, alors que la norme se limite à 800 élèves comme maximum. De visu, les classes étaient «bourrées» d’élèves. Conçu pour un nombre donné d’habitants, cet établissement connaît chaque année un rush d’élèves en raison des nouvelles constructions érigées dans la limite du licite. Les conséquences que l’on connaît sont dues à l’absence de prévisions.

A notre arrivée audit collège, mercredi matin, cris et panique nous accueillent. Le personnel pédagogique et administratif est débordé. Le wali arrive dans quelques minutes et les élèves ne sont toujours pas en classe. On signale notre présence au Directeur, qui n’a même pas le temps de nous parler. Il nous dira d’emblée : «Ne prenez  pas de photos». Le manque d’encadrement est clair. Les quelques surveillantes essaient tant bien que mal de faire rentrer les élèves dans leurs salles.

Une mission qu’elles abandonnent rapidement. «Trouvez une salle, asseyez-vous, on verra après la visite du wali», criera l’une d’elles. Le mur d’enceinte lui, ne cesse de subir des Attaques, nous rapportent plusieurs parents interrogés. Selon eux, il y avait un trou de la taille d’une porte. Un accès libre à l’intérieur du collège. «il a été reconstruit et démoli à plusieurs reprises. Les délinquants entraient à leur guise. Il y a même eu une tentative de kidnapping d’une fille en plein jour, l’année passée», raconte l’un d’eux. Une situation sécuritaire extrêmement précaire et intolérable lorsqu’il s’agit d’enfants. A l’arrière-cour un terrain nu servira de stade pour les activités d’éducation physique et sportive.

Des amas de gravier, gravats, ferrailles et bois y traînaient. La situation, telle quelle, a été fidèlement rapportée au wali, à son arrivée. Il avait constaté cela lors d’une première visite, il y a plus de deux semaines. Il a ordonné de trouver des solutions rapides et efficaces : il s’agit de procéder à la surélévation du mur d’enceinte et à sa sécurisation à l’aide de grillage en attendant de construire un nouveau collège pour pallier la surcharge.

A défaut, transformer une école primaire et transférer ses élèves ailleurs en mutant ses surveillants à ce collège. Il s’est même indigné que les filles et les garçons soient assis séparément, qualifiant cela d’inacceptable. «C’est comme cela qu’a commencé l’intégrisme de la décennie noire. Il faut casser le tabou de la mixité», a-t-il déclaré dans une classe. Contrairement aux années précédentes, la rentrée officielle s’est faite dans ce collège, qui, on ne peut mieux, reflète la réalité des établissements scolaires à la périphérie de la ville de Batna ou à l’intérieur de la wilaya.
Autres problèmes que rencontre le secteur de l’éducation à Batna, et pas des moindres : celui de l’encadrement. En effet, les effectifs, notamment administratifs, accusent un déficit de 2200 employés (surveillants, gardiens, femmes de ménage et enseignants).
 

Sami Methni
 
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