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Logements sociaux à Batna

Les «oubliés» du social font la queue pour déposer leurs recours

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le 22.10.17 | 12h00 Réagissez

Depuis jeudi, des centaines de citoyens font la queue devant le siège de la daïra de Batna pour déposer leurs recours.

Une chaîne encerclée par des policiers, matraque à la main, qui rappelle les entrées aux stades ! Il s’agit bien sûr des citoyens qui n’avaient pas trouvé leurs noms sur les listes des bénéficiaires des logements sociaux, affichées, pour rappel, jeudi passé à l’aube. Parmi ces malheureux, certains s’adonnaient à des scènes d’hystérie, d’autres profitaient de l’occasion pour provoquer les agents de l’ordre. Ces derniers n’hésitaient pas à user de leur bâton et n’y allaient pas de main morte. Bastonnades et arrestations auxquelles même des femmes n’ont pas échappé ! Après plusieurs reports, les autorités se sont décidées à afficher et ont pris toutes les mesures nécessaires pour parer à toute éventualité, à l’exemple de l’ajournement de la visite du ministre de l’Habitat, qui devait avoir lieu le jour même.

Néanmoins, ce qui devait arriver arriva. La ville de Batna était, pour rappel, fermée à l’accès par des citoyens qui se sentaient abusés et ils étaient nombreux, au point où il serait possible que les recours dépassent le nombre de logements. A Qariate Djemâa, sur la route de Hamla, ce sont des femmes habitant un bidonville qui sont sorties barrer la route en brûlant des pneus. Le site, qui attend d’être livré, est, quant à lui, bien protégé par les services de l’ordre, et ce, de peur d’être pris d’assaut. Ces victimes de la gabegie étaient nombreuses à dénoncer la commission à l’origine la confection des listes pour avoir exclu la société civile et les services de la commune. Selon elles, des membres des associations devaient être membres de cette commission. Parmi les anomalies flagrantes relevées dans ces listes, des natifs des années 1990 y figuraient, alors que plusieurs parmi ceux ayant déposé leurs demandes dans les années 1980 n’y figuraient pas ! D’autres, connus par les habitants de Batna pour détention d’importants fonds de commerce, ont vu leurs noms figurer sur ces listes du logement social sans le moindre scrupule.

Lounes Gribissa
 
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