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Quartier «le camp» à Batna

Les habitants s’apprêtent à passer à l’action

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le 10.10.17 | 12h00 Réagissez

Leur calvaire est généré par un marché sauvage qui enserre leur quartier durant le jour et se transforme en repaire pour les délinquants le soir.

Les habitants du quartier dit «Le Camp», situé à la périphérie du centre-ville de Batna, perdent patience et comptent passer à l’action après une dernière sollicitation des autorités pour une intervention imminente ! Leur calvaire est généré par un marché sauvage qui enserre leur quartier durant le jour et se transforme en repaire pour les délinquants les soirs : beuverie, drogues et jeux de hasard.

Un quartier riche en histoire pour avoir abrité Mohamed El Aïd Al Khalifa, Cheikh Fadli, membre de l’historique association des oulémas, Cheikh Bekkouch, Mostefa Laroussi ou encore Anna Greki, qui peine à respirer et dont les riverains ne supportent plus le diktat des revendeurs à la sauvette et autres adeptes du marché de l’informel ! Notons que ce quartier est bordé par le centre universitaire et encore mieux par  une caserne et des bureaux appartenant à l’ANP.

Les riverains sont passés par toutes les voies légales par le biais de leur comité de quartier qui a saisi toute la hiérarchie administrative (APC, daïra, wilaya). L’administration, par souci de sauvegarder la paix civile, a toujours trouvé des subterfuges pour ménager la chèvre et le chou ! A cet effet, elle a obligé les revendeurs à soigner leurs étals et à libérer la route.

En effet, les matinées, en présence d’agents de l’ordre public, les quatre ruelles qui traversent la cité sont plus ou moins praticables, mais dans l’après-midi, une fois les policiers partis, les ruelles sont occupées de nouveau et l’on imagine les tas de saletés que ces marchands laissent derrière eux une fois partis et que les services de nettoyage ne prennent aucune peine à balayer. En plus de ceux qui occupent les trottoirs, ce sont des étals de friperie et un grand marché aux puces, où les particuliers viennent étaler leurs bricoles sur la gadoue au milieu d’un grand tas d’ordures infesté par les rongeurs, les chats et les chiens errants.

Dans une ultime tentative, et au nom du président de leur comité de quartier, les habitants ont signé une lettre adressée au wali et dans laquelle ils le sollicitent à intervenir, faute de quoi, nous dira Salim Bekkouch, président dudit comité, «nous passerons à l’action et nous fermeront le quartier». Il est important, par ailleurs, de signaler que les habitants vivent dans une sorte de terreur tant ces indus occupants des espaces publics les menacent de représailles au cas où ils portent plainte. Reçus hier par l’inspecteur de wilaya, ils ont eu l’assurance d’être prochainement invités en audience par le wali qui serait prêt à écouter leurs doléances.                
 

Lounes Gribissa
 
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