Régions Est Batna
 

Batna

Les auto-écoles refusent de payer les droits d’exploitation du centre d’examen

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 06.09.17 | 12h00 Réagissez

Ce sont des dizaines d’auto-écoles qui protestent, depuis dimanche passé, contre la nouvelle tarification qui leur a été imposée pour accéder au centre de passage d’examen, sis à Hamla I (Batna).

En effet, l’exploitant privé, qui a loué le centre, exige une somme de 2000 DA par examen et par type de catégorie, allant jusqu’à cadenasser le portail d’entrée. Une somme que les propriétaires d’auto-écoles concernés refusent de payer. Ils ont même aligné leurs véhicules devant ledit centre ainsi que devant la direction des transports pour protester.

Selon Ismail Hidjazi, leur porte-parole, ils refusent de se plier à une convention signée en leur absence et dont ils ignoraient l’existence : «Nous ne sommes pas en grève, nous refusons de payer une somme à une personne qu’on ne connaît même pas» a-t-il précisé. «Pourquoi payer ? Il ne nous fournit aucun service. Nous ne dépendons pas des décisions de l’APC mais du ministère des Transports», s’indigne-t-il soulignant que l’exploitant fait partie des proches d’un élu et que par conséquent il s’agit là de clientélisme : «On ne payera jamais et on exige  de  négocier avec le directeur des transports.

On ne veut rien entendre de cet exploitant», a dit M. Hidjazi.
Pour sa part, le directeur des transports nous a affirmé qu’il a reporté de 4 mois l’exploitation du centre pour que les propriétaires d’auto-écoles puissent négocier avec le nouveau gérant : «Ils étaient au courant et ils n’ont rien fait. Qu’ils assument. Il n’y aura aucun passage d’examen en dehors de l’enceinte du centre», nous a-t-il affirmé. «On n’a rien à voir avec le montant exigé par le gérant. Les auto-écoles devraient négocier avec ce dernier et établir des conventions avec lui.

On n’interviendra que s’il y a exagération», a-t-il poursuivi.
Quant au maire, il assume totalement que l’exploitant soit de l’entourage d’un élu. «Il y a eu trois appels d’offres. Les deux premiers se sont avérés infructueux. Si le proche d’un élu nous fait une proposition qui satisfait les critères, on lui concède le marché en toute transparence», nous a-t-il affirmé, allant jusqu’à nous présenter le dossier comme preuve.

Par ailleurs, construit en 2007 puis mis sous la tutelle de la commune en 2009, ce centre était totalement négligé et laissé à l’abandon: «On n’a pas les moyens de nous en occuper. Le louer à un exploitant qui l’a remis sur pied et en a fait un lieu confortable pour les candidats était la meilleure chose à faire. C’est une source d’argent pour la commune: 300 millions de centimes sur 3 ans», a-t-il soutenu. «Avant de le louer, il leur a été suggéré d’exploiter eux-mêmes le centre, mais ils n’ont rien voulu savoir», nous a confié le P/APC avant d’ajouter que «leur vrai problème est qu’ils se sont habitués à la gratuité et continuent à l’exiger lorsqu’il s’agit de biens de la commune. La gratuité est finie. Il est normal que la municipalité valorise ses biens». Le statu quo est donc total. Affaire à suivre. 
 

Sami Methni
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie