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Batna : Yennar à Ighzer n’Thaqa

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le 15.01.18 | 12h00 Réagissez

A l’occasion de ce premier jour de l’an berbère, beaucoup d’habitants des autres hameaux ont convergé vers Tiguiguent pour assister à une manifestation culturelle.

La commune d’Ighzer n’thaqa (Oued Taga) était en fête durant trois jours. Les habitants de cette localité ont fait fi de l’instruction officielle sommant les APC de célébrer Yannar ! Jaloux de leurs traditions, ils ont répété les mêmes gestes qui se sont perpétués durant des siècles. Une exception pourtant : ils n’ont pas organisé ce qu’on appelle «thaouzit», qui consiste en le sacrifice d’un veau dont la viande est partagée entre les familles du village. Ils préfèrent garder ce sacrifice au jour où le gaz, qu’ils espèrent pour bientôt, sera branché.

Tiguiguent, l’une des 22 mechtas qui composent la commune, située au pied de la montagne, souffre des grands froids de l’hiver et de presque l’isolement à cause de l’absence d’une route conventionnelle. La jeune équipe nouvellement élue à la tête de l’APC a le vent en poupe et a déjà inscrit le goudronnage de la piste dans son plan d’action.

A l’occasion de ce premier jour de l’an berbère, beaucoup d’habitants des autres hameaux ont convergé vers Tiguiguent pour assister à une manifestation culturelle, où la poudre noire s’est inévitablement fait sentir. Les parois de la montagne réfléchissaient les explosions des salves et les youyous rompaient le calme quotidien du paisible village. Un grand cercle se forme et deux jeunes collégiens rentrent au centre et entament un sketch autour de l’école. La présence est sidérée par les deux comédiens en herbe.

Un autre duo entre en jeu et traite des problèmes de la santé. Entre-temps, des plats remplis de chekhchokha (mets traditionnel à base de pâtes, de légumes et de viande), accompagnés de ziraoui (semoule et fruits secs concassés arrosés de miel) accueillaient les nouveaux venus. Tôt le matin, les femmes se sont dirigées vers la montagne à la recherche de l’herbe verte qui servira à présager un printemps vert et une bonne récolte à la fin de l’été.

Cette fête n’a jamais cessé d’exister. Néanmoins, cette année elle est fêtée avec plus de verve et moins de sentiment de culpabilité, sachant que certaines tendances ont tenté d’entacher l’événement, le qualifiant de «païen». Les jeunes organisateurs de cette communion s’attellent déjà à la préparation de la prochaine : thifessouin ou bien thafsout (printemps) qui surviendra vers le 12 février.

Lounes Gribissa
 
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